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Parmi les énergies alternatives au pétrole, l’hydrogène a le vent en poupe. Dans sa production comme dans son utilisation, Berlin figure en pôle position. Les entreprises Total et Vattenfall, la TU Berlin et la BVG, viennent d’inaugurer une station-service à hydrogène à Berlin Spandau, capable d’alimenter chaque jour plusieurs bus de la ville 
Bus à hydrogène de la BVG. Photo. LPJ Berlin Des voitures propres, de l’eau comme unique résidu des pots d’échappements, une énergie produite dans le pays où elle est consommée, le pétrole comme vieux souvenir, la proposition paraît utopique, elle est pourtant à portée de main et a pour nom H2. L’hydrogène est la nouvelle star des énergies du futur. On peut aujourd’hui faire rouler un véhicule grâce à une simple réaction chimique entre l’hydrogène et l’oxygène présent dans l’air, sans combustion, et donc sans rejet de CO2. Le développement de cette technologie à grande échelle comme alternative au pétrole est devenu un enjeu de la politique énergétique de l’Union Européenne. A Berlin, un nouveau pas a été franchi. L’entreprise Total, avec la coopération de la Technische Universität Berlin, de Vattenfall Europe et de la compagnie de transports de Berlin, la BVG, vient d’inaugurer une station-service à hydrogène à Berlin Spandau, l’une des premières de ce type dans le monde, la deuxième en Allemagne. A quand des voitures à hydrogène ? Chaque jour, la station alimente 4 bus à hydrogène de la BVG, capables de circuler sur 250 km. La mise en service de dix bus supplémentaires est prévue pour les mois à venir. L’hydrogène est fabriqué à côté de la station, il est produit dans un réformateur, au moyen d’une réaction chimique obtenue à partir de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Réduit à l’état liquide, l’hydrogène peut ensuite être consommé directement ou transporté en camion-citerne. L’installation permet en outre de fabriquer un combustible utilisable comme source de lumière et de chaleur pour les besoins de la station service elle-même. Si des prototypes de voitures à hydrogène sont déjà en circulation, il n’est pas encore possible pour les particuliers de faire l’acquisition de tels engins. Il faudra sans doute attendre encore une quelques années pour que les voitures à hydrogènes soient mises sur le marché et que la pollution due aux gaz d'échappement dans les villes réduise sensiblement. Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) mardi 13 mars 2007
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