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Clément est un jeune européen bien intégré: bar branché de Dun Laoghaire, verre de Guinness, et des amis des quatre coins du monde. Clément tente sa chance en Irlande mais sait que l’appel de la France saura le rattraper
Un néo-Irlandais heureux de vivre (photo LPJ)
Depuis combien de temps es-tu en Irlande ? Qu’est ce qui a motivé ta venue ? Je suis arrivé en octobre pour suivre six mois de cours d’anglais dans une école de langues de Dun Laoghaire. Où habitais tu en France et où habites tu à Dublin ? Je viens de Lyon et aujourd’hui, j’habite avec quatre colocataires entre Sandycove et Dun Laoghaire. Sont-ils français comme toi ? Surtout pas. Il y a deux Italiens, un Polonais et un Sud-Américain. Comment décrirais-tu l’Irlande après ces quatre mois ? Les Irlandais adorent les Français, sont vraiment amicaux et easy going As-tu des amis Irlandais ? Non. Je ne partage avec eux que la Guinness. Qu’est ce qui te manque le plus ici ? Les sorties. C’est 10 fois mieux en France avec une législation plus souple. En plus, ici, les boîtes de nuit sont minables, de vraies zones à touristes. Et puis Dublin est trop loin pour sortir le soir. Nous nous retrouvons donc surtout ici, au 40 Foot. Et la nourriture ? Et le coût de la vie ? Comment t’en sors-tu ? Sans commentaire. L’alcool et les cigarettes sont très chers. Mon école est payée et j’ai quelques sous de côté. En dehors des cours, je travaille dans un café de Blackrock pour financer mon séjour. As-tu visité un peu l’Irlande ? Non, pas encore. Il faudrait louer une voiture et surtout avoir beaucoup de temps. Quels sont tes plans et combien de temps penses-tu rester ? J’ai une proposition de travail par un type que j’ai rencontré par hasard. De toute façon, c’est facile de trouver ici. Je pense rester au moins encore un an. Propos recueillis par Céline Leoni (www.lepetitjournal.com – Dublin) mercredi 21 mars 2007 |