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MICRO-TROTTOIR - Les Français de Bucarest et la présidentielle |
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mercredi 14 mars 2007 |
Que pensent les Français installés en Roumanie de l’élection présidentielle? Lepetitjournal a rencontré quatre Français qui parlent de la façon dont ils s’informent et donnent leurs sentiments sur la campagne
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Olivier Gallot, 56 ans, ancien fonctionnaire, peintre, à Bucarest depuis 1997 Je lis Le Monde une à deux fois par semaine et je regarde régulièrement TV5 Europe. Je m'informe également grâce à Internet. Avant 2002, j’étais moins intéressé par la situation politique de la France car je n’avais pas le sentiment que la situation était préoccupante, comme aujourd'hui. Je pense que les expatriés votent à 80% à droite car beaucoup sont des entrepreneurs. Et puis, à l’étranger, on a tendance à couper les racines, ce qui à mon avis rapproche d’un vote à droite.
Jonas Mercier, 22 ans, journaliste, arrivé à Bucarest en septembre 2005 Je suis ravi d’être en Roumanie et d'être détaché de la campagne présidentielle. Il y a en France une surmédiatisation des petites phrases et de la vie privée des candidats. Je regarde le zapping qui me semble être une parfaite illustration de l’ambiance qui règne en France. À l’étranger, on suit la campagne par soi-même, sans pression, en utilisant Internet pour aller vers l’information.
Lydia Noël, fonctionnaire à l’ambassade de France, à Bucarest depuis 1990 Je regarde tous les jours TV5, TF1 et France 2. Je crois que plus on est éloigné, plus on se sent concerné par son pays. En général, et surtout pendant les élections, je ne décroche pas de la France. Je vis pleinement la présidentielle du fait de mon métier car je suis avant tout fonctionnaire française. Lorsque je suis à l’étranger, je me sens même plus française qu’en France. Et puis de l’extérieur, nous avons un œil neuf sur la société et la politique.
Fleur Douet, 21 ans, étudiante Erasmus à Bucarest depuis septembre 2006 Comme je n’ai pas l’occasion de regarder le journal télévisé tous les soirs, je lis Le Monde en ligne. Au moins, je ne subis pas le martèlement médiatique quotidien. J’ai une vision globale des élections, je ne m’attache pas aux détails comme je le ferais si j’étais en France. Je vois les gens s’agiter de loin, se focaliser sur telle phrase ou telle tenue, en oubliant souvent les débats de fond. J’ai parfois envie de secouer les Français, de leur dire qu’il se passe des choses dans le reste du monde pendant ce temps-là. Vue de l’étranger, la France me semble autocentrée sur la présidentielle.
Propos recueillis par Marianne RIGAUX. Photos: M.R. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 14 mars 2007
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