| Ecrit par BUDAPEST,
le 12-03-2007 00:00
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Créé il y a vingt ans pour "promouvoir et renforcer la qualité et la dimension européenne de l'enseignement supérieur" selon le ministère de l'Éducation nationale, le programme d’échange Erasmus connaît un beau succès auprès des étudiants qui se lancent dans l’aventure Depuis 1987, 1,2 million d’étudiants ont profité de cette opportunité. (Photo LPJ Eugénie Baccot)
Il y a environ 550 ans, Desiderius Erasmus Roterdamus, plus communément appelé Érasme, célèbre humaniste et grand voyageur hollandais parcourait l'Europe pour approfondir son savoir. En 2005, ce sont 145.000 étudiants qui ont suivi sa route en poursuivant des études supérieures dans un autre pays européen. Lancé en 1987 dans 11 pays de l’UE, le programme d'échange interuniversitaire Erasmus est en partie financé par la Commission européenne. Aujourd'hui, 31 pays participent à ces échanges soit les 27 de l'UE auxquels il faut ajouter l'Islande, le Lichtenstein, la Norvège, et la Turquie. Depuis 1987, ce sont quelque 1,2 million d’étudiants qui ont profité de cette opportunité. Partir dans le cadre d’un programme Erasmus, c’est donc l'opportunité, pour quelques temps (entre trois mois et un an), de poursuivre son cursus dans une université européenne. Malgré tout, seulement 1% des étudiants européens partent à l’étranger pour parfaire leur formation. En 2004, 21.000 étudiants français sont allés étudier au delà des frontières. Cela fait de la France le pays où les étudiants sont les plus mobiles au niveau européen.
Budapest, une ville bientôt au cœur des échanges Pourquoi décider de venir étudier dans la capitale hongroise ? Le Royaume Uni et l’Espagne depuis longtemps restent les pays les plus demandés par les étudiants. Mais des contrées moins attirantes à première vue comme la Hongrie gagnent chaque année un peu plus de succès. Matzaz, étudiant en droit venu de Slovénie, aurait voulu étudier en Angleterre mais la concurrence a été trop rude. Malgré tout ravi d’être à Budapest, "ville étonnante mais surprenante", il compte bien valider son diplôme au cours de ce dernier semestre. Aysegul, de l’université de Eskisehir, ville proche d’Istanbul, est quand à elle la première étudiante turque de son département à venir étudier à Budapest. Arrivée en tête de sa promotion en littérature comparée, elle n’a pas eu le choix dans la destination, Budapest étant la terre d’accueil prévue pour le lauréat.
Erasmus s'ouvre au monde Les points forts du pays pour ces étudiants ? Son histoire et sa culture de toute évidence. Mais un point faible tracasse: le fait que peu de Hongrois maîtrisent l’anglais. Vie en dortoir, en colocation ou autre, les situations des étudiants sont très différentes. Avec 150 euros de bourse par mois et une aide à la mobilité, chacun se débrouille comme il peut. Màrton Ugrosdy, en charge des relations internationales de l’université ELTE et à la tête du comité d’accueil des étudiants étrangers, est là pour gérer cela. Pour recevoir, orienter et aider les étudiants dans cette capitale plutôt méconnue, le système des "mentors" a été mis en place. Ainsi un ancien étudiant prend un charge un nouveau venu pour l‘accompagner "dans les tâches administratives, la recherche d’un logement, et la découverte de bon bars aussi", reconnaît Màrton Ugrosdy un grand sourire aux lèvres. En 2004-2005, la famille Erasmus s’est élargie avec la création du programme Erasmus Mundus. Nouvel objectif: favoriser l’enseignement supérieur mais cette fois ci au-delà des frontières européennes. Eugénie BACCOT. (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 12 mars 2007
http://www.tpf.hu/ assocation qui gère les échanges universitaires en hongrie
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