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PRATIQUE - Entrer au Chili… sans prunes |
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vendredi 09 mars 2007 |
Les labradors des douaniers de l’aéroport de Santiago n’ont de nez que pour les fruits. Pas sûr que la marijuana les excite autant
Désormais, au départ de l’aéroport de Santiago, l’hôtesse qui enregistre vos bagages, délivre un joli petit livret sur lequel une belle pomme est reliée à une paire de menottes. Le ton est donné: si vous pouvez apporter à vos proches à Paris ou Bruxelles de magnifiques fraises au cœur de l’hiver européen, ne vous avisez pas de faire pareil au retour. On a vu des camemberts odorants franchir la frontière sans problème mais jamais une innocente pomme. "Le Chili protège son patrimoine naturel", s’entend-on dire par le personnel du SAG (Servicio Agricola y Ganadora), lorsque l’on s’étonne de temps d’acharnement sur d’innocents végétaux. Ainsi, afin de ne pas risquer d’amendes, prévenez les personnes qui viennent vous rendre visite au Chili, d'un certain nombre de restrictions. Et évitez de leur demander l’impossible avec un "Petit chèvre" de Provence ou une "Caillette" de l’Aveyron.
Produits d’origine végétale, halte là ! Les fruits, les légumes frais, ainsi que les plantes sont interdits. Seules formes autorisées: les confitures, les conserves, les huiles, le thé, le café et les céréales emballées…
Produits d’origine animale, sous haute surveillance D’une manière générale, on vous fera moins d’ennui pour les produits d’origine animale. Ils passent la frontière à condition que la charcuterie soit industrielle et emballée sous vide. Même chose pour le fromage, qui doit être à base de lait pasteurisé. Les fromagers sont en général équipés de machines pour emballer sous-vide. Normalement vous pouvez y faire glisser un St Nectaire fermier incognito. Au pire, mais quel crime, il finira dans la poubelle de l’aéroport. Dans tous les cas, déclarez tous les produits. On ne connaît guère moins aimable qu’un douanier chilien floué. S.R (www.lepetitjournal.com - Santiago) vendredi 9 mars 2007 Plus d’information |