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Lepetitjournal.com a suivi des fleuristes à la CEAGESP. Le marché de grossistes ouvre aussi aux particuliers deux jours par semaine. Promenade matinale et bucolique le long des allées multicolores
Gerberas vendues "au cul du camion" - Photo LPJ
Créée en 1969, la CEAGESP (Companhia de Entrepostos e Armazéns Gerais de São Paulo) entrepose des graines et permet la distribution de fruits, légumes, poissons et fleurs. Devenue tout au long de son histoire une référence nationale, l’entreprise, gérée par le gouvernement fédéral, a pour mission de soutenir les agriculteurs, les commerçants ainsi que les consommateurs. Les prix notés et publiés chaque jour, sont en moyenne 40% moins chers qu’en magasin. José Serra, gouverneur de l'État, a récemment demandé à récupérer la gestion de cette institution de la ville, qui mérite plus d’attention selon lui. Rendez-vous avec Anne et Laurence qui viennent s'approvisionner pour Une fleur dans la ville (voir encadré).
Il est 5h, São Paulo s’éveille Pour leur expédition hebdomadaire, les fleuristes ont choisi le mardi, journée ouverte également au public. «A cette heure-ci de toutes façons, il n’y a guère de touristes». En effet, il n’y a personne non plus sur la Marginal Pinheiros, encore plongée dans le noir. Sur 20.000m2 et parmi 1.100 producteurs, on trouve des arbres, des plantes, un choix de terres et graviers, de pelouses à poser, des pots en céramique ou en verre, des objets de décoration, tout pour le jardin, y compris des outils. Nous nous dirigeons immédiatement vers les fleurs coupées. Ici, on croise des fleuristes qui font des bouquets, comme Une fleur, mais surtout des professionnels de l’événement. "C’est quelqu'un de très connu pour les mariages", me glisse Laurence (au mileu sur la photo) en direction du chargement voisin. Congrès, séminaires, voient aussi fleurir tables et entrées pour leurs réunions. "Il n’y a pas la culture des fleurs à offrir comme il y a chez nous", déclarent les Françaises. Il est vrai que rares sont les fleuristes qui ont pignon sur rue. Selon Anne (à gauche sur la photo), "au Brésil, on a tendance à se lâcher complètement durant les mariages. La profusion de fleurs est alors inimaginable". Un signe extérieur de raffinement ? "Certainement, et le must, ce sont les tulipes !". Dans les allées, la variété de fleurs tropicales est superbe. "Les plus belles sont parties pour l’Europe", soupire Anne. Mais moi je n’avais jamais vu ce magnifique "Bastão do Imperador" de l’autre côté de l’Atlantique... Plus le temps de flâner, tout est emporté pour un retour vers 7h30 à l'atelier. Déjà, des lots nous sont passés sous le nez. Le plus frappant sur ce marché, c’est la quiétude qui y règne. Les relations entre vendeurs et acheteurs sont au beau fixe. "On n’a jamais été embêté ici, on se sent bien", confirme Laurence. Le porteur de chariot entouré d’une brochette de jeunes femmes, fanfaronne: "Je ne travaille que 2 jours par semaine. Ca me permet de gagner 800R$ par mois. Le reste du temps, je m’occupe de ma maison". Cultivons notre jardin, disait l’autre. Messieurs, journée de la femme oblige, pour cultiver vos relations, un joli bouquet serait le bienvenu demain. LB (www.lepetitjournal.com - Sao Paulo) – mercredi 7 mars 2007
CEAGESP – Pavillon MLP Le marché est ouvert aux particuliers, les mardis et vendredis, de 5h à 10h30.
L’Atelier de Une fleur dans la ville Anne Laurans et Laurence Ferbeck avaient des noms prédisposés pour s’associer. "Nous avons repris cette affaire qui avait été montée par deux autres Françaises qui quittaient alors le Brésil. C'était il y a deux ans, peu de temps après notre arrivée dans le pays. Depuis, nous développons surtout la clientèle d’entreprises." Un univers que connaissent bien ces deux anciennes de la communication et du marketing. Leur atelier, c’est un peu leur deuxième maison, à quelques encablures de leur domicile respectif, dans Vila Nova Conceição. Site: www.unefleur.com.br
Salete, une des employées, et Laurence à droite - Photo LPJ |