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REVUE DE PRESSE - Royal – Sarkozy, "El País" compte les points |
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dimanche 04 mars 2007 |
A ses heures perdues, El País devient chroniqueur des "coups bas" de la campagne présidentielle française. Son statut d’observateur distant ne l’empêche pas d’être fidèle à ses convictions, faisant peser la balance du côté de Ségolène Royal
La campagne électorale française vue par la presse espagnole D’après El País, la fin janvier a marqué le coup d’envoi des casseroles dans la campagne électorale française. Dans un article publié le 28 janvier, le quotidien recensait tous les "assauts" du candidat Sarkozy face à une Ségolène Royal "qui n’avait encore rien tenté". Derrière son "déguisement d’homme nouveau qui se dédouane", le candidat UMP compte avec un dispositif "puissant" et "bien huilé" chargé de faire le "sale boulot". Du canular de Gérald Dahan aux enquêtes commanditées chez les RG, en passant par la polémique sur la fortune du couple Royal-Hollande, on trouve Nicolas Sarkozy à tous les étages. Quelques jours plus tard, le journal titrait sur "l’entrée en campagne de la moto du fils de Sarkozy". Le journaliste commençait par exposer le point de vue de la gauche, avant d’inviter le lecteur à se rallier à cette opinion en "écoutant l’histoire de la moto". Pour le PS comme pour le quotidien, Nicolas Sarkozy a usurpé ses fonctions de ministre de l’Intérieur en mettant en œuvre un dispositif "démesuré" pour retrouver le fameux scooter.
Ségolène ou la dignité De l’autre côté, selon El País, Ségolène Royal souffre de ses nombreuses "petites erreurs" en plus de l’acharnement de ses adversaires à la décrédibiliser. Mais la candidate sait prendre de la distance en réagissant de façon "clairement ironique" lorsqu’elle se fait piéger par Gérald Dahan. Engagée dans la bataille "malgré elle" selon le quotidien, Ségolène Royal n’est citée qu’une seule fois dans l’affaire du scooter. Le journal rapporte que la candidate socialiste ne prend pas même la peine de s’adresser à son adversaire sur la question, demandant au président de la République d’intervenir. S’il reconnaît qu’elle ne joue pas à armes égales dans la joute politicienne qui s’est engagée depuis plusieurs semaines, El País a choisi son camp. Caroline RODRIGUEZ. (www.lepetitjournal.com- Madrid) lundi 5 mars 2007 |