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ECONOMIE - Le Mercosur en panne de communication |
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mardi 31 mai 2005 |
Entré en vigueur au 1er janvier 1995, quatre ans après la signature de son acte constitutif, le Mercosur souffre toujours d’une grave carence dans son infrastructure de communications. Il s'agit pourtant d'une exigence essentielle pour le développement de ses principes de base
Le drapeau du Mercosur, soit quatre étoiles qui pourraient bien représenter les quatre modes de transport : ferroviaire, fluvial, terrestre, et maritime.
Les conclusions du Vè Congrès international sur le transport commercial, qui a eu lieu le mois dernier à Buenos Aires avec l’intervention de 17 pays, ont été formelles : il existe de graves carences dans l’infrastructure de communication des pays du Cône Sud. Il devrait pourtant s'agir d'une priorité et d'un aspect essentiel pour le développement des échanges.
Lesdites conclusions sont reprises dans le livre Logística en el Mercosur de Luis Clementi, présenté la semaine dernière à la Mairie de la ville de Buenos Aires. L’auteur a expliqué à cette occasion que « comme aux temps de la Colonie, l’Amérique du Sud continue d’effectuer ses échanges commerciaux à travers ses côtes, et a délaissé l’organisation de voies internes de communications terrestres, fluviales et ferroviaires ».
Un vaste marché potentiel aux échanges plafonnés
Le 26 mars 1991, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay ont signé le Traité pour la constitution d'un marché commun. Le Mercosur balbutiait ses premiers mots, tout en déclarant avec force des objectifs tout à fait clairs : établir une nomenclature externe commune de taux de douane, des politiques commerciales uniformes et la libre circulation des biens, services, capitaux et citoyens au sein des Etats signataires.
Ce traité signifie un marché potentiel de 200 millions d'habitants et évalué à quelque 50.000 millions de $USD. Mais la corruption, les « pirates de l’asphalte », des bénéfices asymétriques pour les pays en transit, des réseaux fluviaux et routiers non rattachés, les difficultés et les bouchons aux frontières font que ce marché potentiel n’arrive pas à se développer.
Rolando Perez, directeur de la Chambre des entreprises de transport routier de la ville de Córdoba (Cedac), a exprimé ses regrets lors du Congrès du transport commercial : « l’Argentine est le pays de la région qui compte le plus grand nombre d’accidents routiers ». Il a également insisté sur la nécessité d’une formation plus approfondie des conducteurs, aussi bien professionnels que particuliers.
Suzanne THIAIS. (LPJ) 1er juin 2005 |