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BANDE DESSINEE - Promenade au Park |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 31-05-2005 23:00
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Christian Durieux et Jean-Luc Cornette nous entraînent dans une curieuse visite new-yorkaise. Leur album Central Park mêle finement rêve et réalité
En traversant le miroir, les personnages de Central Park se maintiennent dans une ambiance de réalisme fantastique réussie.
L’album débute comme un récit de voyage, un carnet de vacances. Yasmina Polaire et Johan Crevette débarquent à New York, frais et prêts à découvrir les charmes de la ville. Tout semble normal à ce jeune couple belge, hormis peut être la proportion de New-yorkais ayant de la famille à Bruxelles et le nom étrange des chauffeurs de taxi.
Le lendemain de leur arrivée, ils optent pour une première balade à Central Park où ils font rapidement la connaissance de Snake, un de ces clochards magnifiques régnant en maître sur ce royaume.
Mais lors d’un passage au jardin zoologique, la réalité s’enraye sans crier gare. Yasmina disparaît et Johan entre en conversation avec Norman, l’ours blanc. Il s’aperçoit aussi qu’il lui est désormais impossible de quitter l’enceinte du parc…
Chrysalide
En basant son scénario sur une idée de bascule du réel, Jean-Luc Cornette s’aventure sur un territoire un peu éculé. Mais, entre rêve et réalité, il évite les poncifs du genre. Si, comme Alice, les héros de Central Park traversent le miroir, ils se maintiennent dans une ambiance de réalisme fantastique réussie. Bien sûr, il est question d’étapes initiatiques, de métamorphoses personnelles et affectives au sein d’un espace clos comme une chrysalide.
Pourtant, les lourds symboles et les discours fumeux nous sont épargnés. Pour qui veut bien se laisser entraîner, le récit ne perd jamais sa simplicité. Il est beaucoup aidé en cela par le dessin clair et très en place de Christian Durieux, qui, en gardant une certaine réserve, sert très habilement un album d’ambiance attachant.
Jean Marc JACOB. (LPJ) 1er juin 2005
Central Park - Christian Durieux et Jean-Luc Cornette ( Dupuis/coll. Expresso) - 56 pages - 9.50 €
www.expresso.dupuis.com
Également en librairie — Le roi des mouches - t1. Hallorave, Mezzo & Pirus (Albin Michel) : Dans une banlieue résidentielle quelconque, des adultes et des adolescents se croisent d’un chapitre à l’autre, dans un climat d’ennui et de tension malsaine. L’(in)action est située en Europe, pourtant tout évoque une certaine littérature américaine. Il y a de la violence, du sexe morne et de la drogue. La beauté noire du dessin et le climat pesant sont extrêmement prenants, mais réservés uniquement à un public adulte. — Total souk pour Nic Oumouk - t1, Manu Larcenet (Dargaud) : Manu Larcenet est sans doute un des auteurs les plus prolixes et intéressants de ces dernières années, notamment avec ses explorations autobiographiques comme Le combat ordinaire. Mais il sait aussi être rigolo et surfer sur l’air du temps, comme le prouve le premier tome de cette série comique située en banlieue. C’est, fort heureusement, très amusant et talentueux, même si la liste des clichés et des représentations toutes faites sur les cités y est quasi exhaustive. — Léonard - t35 – Le génie donne sa langue au chat, Turk & Degroot (Le Lombard) : Les grands classiques ont bon pied bon œil et Léonard le génie fête ses 30 ans et son 35è volume. Comme d’habitude, le génie invente, le disciple subit et le chat commente. Rien de bien nouveau donc, hormis le plaisir du comique de répétition et de l’opportunité de la découverte pour les nouvelles générations. (LPJ - 1er juin 2005)
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