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Le collectif de peintres, sculpteurs, concepteurs, relance son exposition avec de nouvelles œuvres. Les expressions des sept artistes sont aussi variées que leurs influences. Tour d’horizon avant le (re)vernissage de ce soir
La galerie d’art Mônica Filgueiras, située sur la Bela Cintra dans Jardins, accueille depuis le 18 janvier, les œuvres de Fonthor, Fernando Ribeiro, Isabelle Ribot, Elaine Gomes, Patrícia Kaufmann, Beth Turkieniez et Vera Giorgi. Ces artistes se sont associés l’année dernière pour mettre en commun leurs talents. Le groupe s’est inventé un nom on-ne-peut-plus intriguant. Tupyexxx-Mulder évoque les frissons devant X-files, les nuits blanches à lire de la science fiction, les mystères policiers à jamais irrésolus. Les artistes de Tupyexxx-Mulder se délectent de nous surprendre. "Nous naviguons dans un monde chargé d’informations et de contradictions", déclare le collectif, qui tente "d’agréger les fragments d’un monde diversifié et caché". Explorer les méandres de l’âme, donner un sens au monde: la quête de tout artiste ? Attention, ici, c’est l’humour et l’amour qui prédominent, pas la prise de tête. "On ne peut plus se passer l’un de l’autre, on passe des heures à se parler, à rigoler", nous dit Isabelle Ribot. Et elle ajoute "chacun a son rôle dans le groupe; moi je suis plutôt la médiatrice".

Des œuvres conceptuelles À la première inauguration de l’exposition, chaque membre du groupe avait apporté, en plus d’une œuvre personnelle, un travail sur un thème commun autour de l’armoire à pharmacie (photo). Une mise en scène de son univers intime, du rapport à la séduction, à son corps. Isabelle Ribot a fait de la petite armoire la "boîte noire" de Tupeyexxx-Mulder: fermée à clé, elle s’ouvre sur une fente d’où l’on peut tirer une très longue pellicule photo. Les "messages secrets" dévoilant les mystères de la création de Tupyexxx se décodent au typex sur le film. Les tableaux à "dérouler" sont d’ailleurs sa marque de fabrique: elle exposait récemment de longues toiles qu’elle découpait sur mesure, en fonction des goûts de l’acheteur. Pour ce deuxième volet, l’égérie du collectif, l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci (photo), a été choisi comme sujet de devoir à la maison pour toute la classe: Patrícia Kaufmann a choisi la poupée barbie, étalon moderne des mensurations féminines idéales, qui... ne rentre pas dans le cercle ! Elaine Gomes a mis son "Leonardo De Livery" sur une pizza dans un carton de livraison. Vera Giorgi a décomposé les mouvements d’un homme dans le cercle. La galerie ne manque pas de surprises, comme cette gigantesque "barbe" pleine de petits portraits, également de Vera Giorgi, ou cette armoire-fusée de Fonthor à l’intérieur duquel Blanche Neige croise une poupée russe dans un décor techno aux couleurs vives. Un vieux fauteuil en cuir ? Non ! Un leurre de l’artiste-sidérurgiste Beth Turkieniez. Profession: Multixxx vous dit-on ! LB. (www.lepetitjournal.com - São Paulo) vendredi 2 mars 2007
Vernissage «Volta as Aulas» le 2 mars de 17h à 22h Ouvert jusqu’au 17 mars Mônica Filgueiras Galeria de Arte Rua Bela Cintra 1533 - São Paulo - BRASIL tél: (11) 3082.5292 ou 3081.9492 |