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PORTRAIT- Jaime Montes, assistant d'espagnol à Lons-le-Saunier |
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vendredi 02 mars 2007 |
Jeune sociologue à Focus, une société de consulting et d’évaluation de projets sociaux pour le secteur privé et public, Jaime Montes garde un faible pour le Jura, par où il a découvert la France
Quand il est parti, l'année 2004-2005 comme assistant d'espagnol en France, c'était un peu comme prendre une année sabbatique: "douze heures de travail par semaine, les vacances scolaires, un petit salaire et le voyage payé, c'était une opportunité géniale pour voyager", se souvient Jaime Montes. Grâce aux facilités offertes par l'Institut Chileno-frances, il a pu prendre des cours de français, en partant de zéro, pour être admis. Pour le reste, pas de problèmes. Un ami chilien faisant ses études aux États-Unis avait fait un échange avec la fac de Besançon et lui avait chaudement recommandé le coin: "j'étais le seul à postuler dans l'Académie. Ils m'ont pris, à Lons-le-Saunier", sourit-il, habitué à l'effet "trou perdu" produit par l’évocation de cette ville.
Voyages Logé au lycée, avec ses collègues assistants d'anglais et d'allemand, et "comme il ne dépensait pas beaucoup son argent", précise t-il ironique sur l’animation de la ville, il a beaucoup voyagé. À Paris et à Montpellier notamment, où les logements de ses camarades assistants étaient très prisés. Puis en Allemagne, en Espagne, en Angleterre, aux Pays-bas et en Italie. Il est très reconnaissant au rythme scolaire français! "Une petite ville, ça me convient bien", ajoute t-il. "L'ambiance avec les professeurs était très sympa. J'ai su qu'à Paris notamment, parfois ce n'était pas ça". Et puis, il a su profiter des atouts du Jura. Au lieu de maudire le froid; il s'est mis aux balades en raquettes. Entre deux virées, il a quand même mené à bien son projet d'étude qui fait partie du contrat des assistants. Ayant choisi le thème de "L'intégration interculturelle dans l'école française", le débat sur le port du foulard islamique à l'école l'a comblé. Six mois après son retour à Santiago, il a rencontré une Parisienne en échange HEC et l'a décidé à rester. Comme quoi son français encore tout frais lui aura finalement plus servi qu'il ne l'aurait imaginé! Sophie ROUCHON. (www.lepetitjournal.com - Santiago) vendredi 2 mars 2007 |