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Trois Français membres de l’ONG Terr’Ativa, deux hommes et une femme, ont été tués à coups de couteaux, mardi matin à Rio de Janeiro. Trois Brésiliens ont été interpellés, dont un fonctionnaire de l’ONG, soupçonné de détourner de l’argent de l’organisation
Trois Français membres de l'ONG Terr'Ativa ont été retouvés morts assassinés mardi matin à Rio de Janeiro. La brutalité de la scène du crime aurait choqué les policiers brésiliens arrivés les premiers sur place, vers neuf heures du matin (13h heure de Paris). L’appartement qui hébergeait l’ONG, situé dans le quartier de Copacabana, portait de nombreuses traces de sang sur les murs, et les trois corps, dont un ligoté sur une chaise, étaient mutilés au couteau. L’endroit avait été entièrement fouillé, et un coffre volé. Les victimes sont toutes trois membres de Terr’Ativa, une ONG qui s’occupe notamment des enfants des rues de Copacabana. Christian était directeur de l’organisation, son épouse, Delphine, était secrétaire exécutive, la troisième victime, Jérôme, était un employé de l’ONG. Parmi les trois suspects arrêtés un peu plus tard, deux auraient déjà reconnu être les auteurs du carnage. L’un d’eux, Tarsio., est lui aussi employé de l’ONG depuis dix ans. Il a expliqué à la police qu’il détournait de l’argent de Terr’Ativa avec l’aide de Delphine selon lui. Lorsque la manipulation a été découverte, la Française aurait nié toute implication, ce qui provoquait la colère de Tarsio. Il élaborait alors un plan pour "faire peur" aux Français, avec l’aide de deux complices. La veille, c’est-à-dire lundi, les trois hommes ont acheté leur arsenal : des masques de carnaval, des gants de chirurgiens et des couteaux. Un orphelin de deux ans
Le jour du crime, ils ont pénétré dans l’immeuble à visage découvert, les deux autres s’étant identifiés comme techniciens informatique. Un peu plus tard, Tarsio est ressorti, les mains tachées de sang. Il a alors été retenu par le personnel de l’immeuble, déjà inquiets après avoir entendu des cris de l’appartement, jusqu’à l’arrivée de la police. Un des deux autres suspects a été interpellé dans un hôpital de la ville. Dans un premier temps, les criminels ont affirmé qu’ils se sont rendus sur place pour recevoir de l’argent que leur devait l’ONG. Mais rapidement, Tarsio a reconnu qu’il détournait de l’argent depuis plusieurs années. Récemment, il avait subtilisé une somme de 80.000R$ (30.000 euros). Christian et Delphine, qui habitaient au Brésil depuis plus de douze ans, étaient les parents d’un garçon de deux ans. Au moment des faits, l’enfant était gardé dans l’appartement de résidence de la famille, dans le même immeuble. La grand-mère de l’enfant est attendue à Rio pour prendre en charge l’orphelin. Bertrand BLAIS (www.lepetitjournal.com - São Paulo) 28 février 2007 |