| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 28-02-2007 23:00
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Valérie Lemercier en grande forme, Michèle Morgan en fichu, M avachi, Kad à la joie ou Canet épuisé … Blanche Baudouin qui, pour vous, a tout suivi de la 32e cérémonie des César résume les séquences choc Quelle est la nature exacte des liens qui unissent Guillaume Canet et François Cluzet ? (photo AFP)
Séquence amour fou : "François Cluzet est un génie" a dit Guillaume Canet polyrécompensé mais visiblement éprouvé. "Guillaume Canet n’a fait que me valoriser pendant tout le tournage, a dit François Cluzet, je souhaite à tout le monde de tourner avec lui." L’amour entre les deux hommes était à ce point palpable qu’on a craint un instant de voir venir la galoche en direct Ils se sont en effet très longuement étreints avant de monter sur le podium.
Séquence Lemercier : " Pour oublier cette compétition dégueulasse, je vais vous demander d’embrasser vos voisins. Un poutou, un smack, un petit bisou, un bécot… bonsoir Gilbert", c’est ainsi qu’a démarré Valérie Lemercier après être entrée en dansant sur un air de Zouk machine. Du haut de ses 12 centimètres de talons, la maîtresse de cérémonie a tenté d’enflammer le théâtre du Châtelet. Et pour la seconde année consécutive, force est de reconnaître qu’elle s’en est plutôt bien tirée. Séquence intermittents : S’il n’y a pas eu l’annuelle esclandre des intermittents du spectacle en colère, Pascale Ferran (la maman de Lady Chatterley) a lu un très joli texte à la remise de sa première statuette. Elle y a évoqué le double système de solidarité qui unit le cinéma, pour finir en invitant les candidats à se positionner sur le terme ‘culture’. Comme c’était un brin long, intello et austère, les gens se sont mis à bailler à l’unisson. Même Jeanne Moreau qui était d’accord sur le principe a été incapable de sortir le nom de Pascale Ferran en voulant plus tard reparler du discours. Elle s’est donc rabattue sur un tristement significatif "Comme a dit la dame." Pour éviter ce genre de maladresses, je suggère aux intermittents de se choisir un porte-parole légèrement plus glamour. Séquence remerciement : M le fils de Louis Chédid, l’amoureux d’Audrey Tautou et le papa de la musique de Ne le dis à personne est venu manger le micro en se tenant tout bossu pour dire qu’il trouvait la famille du cinéma plus sympa que prévue. Malgré sa posture quasimodienne posée sur une voix tirant vers l’aigu, il a eu le mérite de ne pas s’éterniser. Séquence rigolade : Dany Boon ayant fait un flop avec une blague à deux balles sur une amende de stationnement, c’est à Kad Merad que revient en plus du César des remerciements les moins ennuyants, celui de l’humour spontané. Il a en effet conclu son speech par son fameux "Je crois que je peux voler, je crois que je peux toucher les nuages" – qu’il chante ensuite en anglais à fond de voix, sur l’air de I believe I can fly de R Kelly. Séquence posthume : Gérard Oury mort cette année, l’hommage était inévitable. Après avoir passé des extraits les plus vifs de certains de ses films, et pour faire chuter la tension émotive, Valérie Lemercier a rappliqué pour danser Rabbi Jacob à la manière de Louis de Funès - en taille haute. Michèle Morgan a donc ôté le fichu qu’elle s’était étrangement mis sur la tête pour embrasser Danièle et Christopher ses descendants présents aussi pour Fauteuils d’Orchestre qui est reparti avec pour seul César celui de Valérie Lemercier. La boucle était bouclée, mais il y a eu comme un flottement : à quel moment tout le monde debout doit-il se rasseoir pour que l’hommage soit la fois digne et humain mais pas éternel non plus ? Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) 1er mars 2007 Retrouvez le palmarès complet de la 32e cérémonie des César http://www.lepetitjournal.com/content/view/12173/1565/ ¬Les Oscars : Scorsese enfin roi d’Hollywood Après 5 nominations et autant de déceptions depuis le début de sa carrière, Martin Scorsese commençait à ne plus y croire. Mais le réalisateur new-yorkais a enfin obtenu l’Oscar qu’il méritait dimanche à Hollywood. Mieux, il en a obtenu quatre d’un coup ! Meilleur film, meilleure réalisation, meilleure adaptation et meilleur montage pour Les Infiltrés, alors que, paradoxalement, tout le monde s’accorde à dire que c’est loin d’être son meilleur film. Côté acteurs, les monarques étaient à la fête. Helen Mirren, pour The Queen, et Forest Whitaker, pour Le dernier roi d’Ecosse, ont été récompensés. Indigènes, le film de Rachid Bouchareb, en course pour l’Oscar du meilleur film étranger, est reparti bredouille. C’est La vie des autres de Florian Henckel qui a raflé la statuette.
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