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CONCERT - Le musicien de Bahia |
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mercredi 28 février 2007 |
La Jamaïque a eu Bob Marley, l’Angleterre Lennon et MacCartney, et les Etats-Unis Bob Dylan. Gilberto Gil est lui la référence de sa génération en matière de musique et d’engagement politique pour le Brésil. Il est ce soir en concert au Palau de la Música de Barcelone. Entre bossa nova, chants folkloriques et influences anglo-saxonnes, un concert haut en couleurs et tout en métissage
Métissage et protestation semblent être les mots les plus appropriés pour définir la musique de Gilberto Gil, qui se produit en concert exceptionnel à Barcelone ce soir au Palau de la Música. Métissage d’abord, car dès 1964, il intègre le mouvement du Tropicalisme qui a permis à la musique brésilienne de s’ouvrir à une infinité d’influences. Ce mouvement musical rénovateur, qui s’est développé au Brésil à la fin des années 60, doit son nom à Caetano Veloso, autre poids lourd de la musique brésilienne. Il suppose la fusion de rythme de bossa nova, de rock‘n roll, de musique traditionnel de Bahia et de fado portugais. Enfin, ce mouvement nommé Tropicalia, ou Panis et Circensis, a profondément modifié la musique brésilienne et provoqué de nombreuses protestations sous la dictature brésilienne, les pourfendeurs de la liberté d’expression et de création. Orchestré par un groupe de militaires attaché à la CIA, le coup d’Etat du 31 mars 1964 qui a plongé le Brésil dans l’ombre pour 21 ans, a conduit de nombreux artistes, dont Gilberto Gil, à l’exil. Le retour de l’enfant prodigue Après s’être réfugié en Angleterre, et être passé par le jazz et le reggae, Gilberto Gil se lance dans la politique, dans le gouvernement de Lula en 2003 en tant que ministre de la Culture. Une intégration remarquée et commentée au sein d’un cabinet qui regroupait déjà un éventail idéologique et social très large. Membre du Parti vert brésilien, il avait alors composé de nombreux titres pour la campagne du Parti des travailleurs de Lula. Avec deux Grammy Latinos et sa désignation comme personnalité de l’année par l’Académie latine d’enregistrement, 2003 a donc été pour ce grand musicien brésilien l’année de la consécration musicale. Pour capter l’essence d’un Brésil pluriel et coloré, c’est ce soir au Palau de la Música. Sarah ROBLOT. (www.lepetitjournal.com - Barcelone) mercredi 28 février 2007
Pour rester dans l’ambiance: http://www.gilbertogil.com.br/ http://www.clubcultura.com/clubmusica/clubmusicos/gilbertogil/intro.htm www.palaumusica.org |