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ECONOMIE - Les salariés se manifestent |
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mardi 27 février 2007 |
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Les trois sociétés Tractorul, Metrorex et Dacia ont été ces derniers jours touchées par des mouvements sociaux ou des négociations salariales difficiles. Phénomène ponctuel ou véritable tendance au sein de l’économie roumaine
Le groupe indien Mahindra ou le patron du club de foot Steaua Bucarest, le multimillionnaire Gigi Becali, seraient sur la liste des repreneurs potentiels de Tractorul. (Photo: antena3.ro)
“Voleurs! Vous avez tué le tracteur!”, c’est ce que les 2.000 salariés du constructeur de tracteurs Tractorul ont répété haut et fort pendant toute la journée de lundi devant la préfecture de Brasov, s’adressant aux administrateurs de la société et surtout à l’Etat, actionnaire majoritaire, qui a décidé de liquider Tractorul. Et leur mouvement de protestation est loin d’être terminé. Depuis plus de douze ans, cette société subit les méandres d’un processus de privatisation qui a finalement échoué. Si samedi le président de l’Autorité de valorisation des actifs de l’Etat (AVAS), Teodor Atanasiu, a assuré que les employés seraient à nouveau embauchés par de nouveaux investisseurs, l’espoir de ces plus de 3.000 travailleurs (en comptant les fournisseurs) s’est éteint et la rage a pris le dessus.
Vague de revendications A côté de la situation désespérée à Tractorul, les revendications de salariés se multiplient dans d’autres grandes entreprises. Hier, les syndicats du métro de Bucarest ont annulé une grève générale prévue toute la journée après que la direction a concédé une augmentation de 21% des salaires à partir du 1er mars. Autre groupe récemment en proie à des tensions avec ses syndicats: Dacia (groupe Renault) dont la direction a réussi lundi in extremis à signer la convention collective pour 2007. Celle-ci prévoit notamment une augmentation des salaires de 20,19% et une prime mensuelle de participation au profit de 8 euros pour les niveaux de responsabilité de base. Sans accord, les syndicats prévoyaient une grève d’avertissement de deux heures et une grève générale début mars.
Une croissance qui demande du personnel Cette vague de mouvements sociaux pourrait-elle s’amplifier? Certains secteurs seront plus touchés que d’autres et des délocalisations encore plus à l’Est sont sans doute à prévoir. Interrogé par Lepetitjournal, Sorin Pislaru, rédacteur en chef du quotidien Ziarul Financiar, estime cependant que “les revendications resteront ponctuelles car la majoration des salaires a déjà été substantielle (…) De plus, ni le gouvernement ni les entreprises privées n’ont l’intention de négocier les salaires de façon très dure car la croissance économique actuelle du pays demande du personnel. Par ailleurs, je ne pense pas que cela puisse porter préjudice aux investissements étrangers qui sont toujours aussi nombreux en Roumanie.” L.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 28 février 2007 |