| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 26-05-2005 23:01
|
|
Les Canaris ont toutes les chances de descendre en L2 mais veulent encore y croire malgré la débandade autour du club. Ce soir, Nantes devra battre Metz… et prier !
Yapi Yapo perd l’équilibre et Nantes risque la chute ce soir (photo AFP)
Les Canaris sont presque cuits. Relégable pour la première fois de la saison après leur défaite à Sochaux (0-1), le FC Nantes n’a plus son destin en main avant la dernière journée. Pour échapper à la relégation, l’octuple champion de France doit battre Metz, pas encore sauvé, et espérer que Bastia ne s’impose pas et que Caen, Ajaccio ou Bordeaux perde.
Pas impossible, mais le FCNA, qui s’était sauvé à la dernière journée il y a trois saisons, n’a jamais été aussi près de redescendre, lui qui n’a jamais connu pareille infortune depuis son accession en élite en 1963.
Le changement d’entraîneur au mercato n’a pas changé grand-chose. Si ce n’est qu’avec Serge Le Dizet, comme avec Loïc Amisse jusqu’en janvier, les Nantais n’ont semble-t-il jamais vraiment pris conscience du danger. Comme si leur présence en L1 était un dû au regard de leur histoire.
Changer d’ère
La formidable résurrection de Caen (trois victoires d’affilée), notamment, a jetés les Canaris au bord du précipice. Pas sûr que l’opération commando, initiée depuis jeudi aux Sables-d’Olonne, leur permette d’éviter de sombrer.
Quoi qu’il advienne, Nantes va changer d’ère. Alors que Budzynski, historique directeur technique, est partant certain ; le président Jean-Luc Gripond, arrivé après le dernier titre, en 2001, ne fera pas de vieux os non plus sur les bords de l’Erdre.
La Socpresse, actionnaire principal, veut se débarrasser du club depuis longtemps. Reste à trouver un repreneur. Le champion du monde Marcel Desailly, formé à Nantes, a été contacté, de même que Christian Karembeu, près à revenir même en L2. Gilles Rampillon, milieu canari des années 70, se dit prêt à reprendre la présidence.
Bref, la maison jaune pourrait retrouver des tauliers dignes de son standing. Mais il est bien tard.
Patrice CAM. (LPJ) 27 mai 2005
La 38e et dernière journée
Samedi : Monaco (3e, 62 pts) – Saint-Etienne (6e, 52 pts),
Bordeaux (15e, 43 pts) – Marseille (5e, 54 pts),
Istres (20e, 29 pts) – Caen (17e, 42 pts),
Auxerre (7e, 52 pts) – Lille (2e, 64 pts),
Strasbourg (12e, 45 pts) – Bastia (18e, 41 pts),
Nantes (19e, 40 pts) – Metz (14e, 44 pts),
Lyon (1er, 78 pts) – Nice (13e, 45 pts),
Paris SG (10e, 48 pts) – Rennes (4e, 55 pts),
Ajaccio (16e, 42 pts) – Sochaux (8e, 50 pts),
Lens (9e, 49 pts) – Toulouse (11e, 46 pts).
|