| Ecrit par BUDAPEST,
le 26-02-2007 00:00
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Le Premier ministre Ferenc Gyurcsany a pris la tête du parti socialiste lors du congrès de ce week-end avec un résultat de 89%. Au programme, une réorganisation des structures du parti, la définition de sa stratégie politique pour les deux années à venir et surtout, l’affirmation forte de son soutien au programme de rigueur économique mené par son gouvernement Ferenc Gyurcsany (Photo AFP)
"Je crois que le congrès socialiste m’a délivré un mandat fort pour mener à bien ma politique de réforme", a déclaré le Premier ministre mardi dernier devant des représentants des Chambres de commerce de l'Union européenne. Son élection à la présidence ne faisait effectivement aucun doute puisqu’il était le seul candidat à ce poste, jusque là occupé par Istvan Hiller. Ferenc Gyurcsany avait toutefois déclaré, au premier soir du congrès, qu’il abandonnerait son poste de Premier ministre et n’accepterait pas la présidence du MSZP au cas où son parti ne l’aurait pas élu à une majorité de 75%.
Le MSZP en soutien du plan d’austérité du gouvernement Après avoir dressé le bilan des deux années et demie qui se sont écoulées depuis le précédent congrès, le parti doit définir sa stratégie politique pour les deux prochaines années, et ne manquera pas d’envoyer un signal de soutien à la politique économique controversée de la coalition gouvernementale socialiste libérale. Pour le pays, ce congrès devrait donc se traduire par une détermination accrue du gouvernement à poursuivre son plan d’austérité, malgré les protestations de l’opposition de droite et la réticence évidente de nombreux Hongrois qui doivent ainsi faire face à une hausse importante des prix, notamment ceux du gaz et de l’électricité. Cette mission est périlleuse pour un gouvernement déjà très affaibli par les manifestations de l’automne dernier car ce plan d’austérité risque d'accentuer le mécontentement populaire et a donc de fortes chances de conduire à sa défaite aux élections de 2010. Sa politique, approuvée par Bruxelles, est cependant incontournable pour la Hongrie en raison de son déficit public abyssal, proche des 10% de son PIB, le plus élevé de l’Union européenne et qui retarde son entrée dans la zone Euro. Le gouvernement prévoit de ramener ce déficit à 3,2% d’ici à 2009 au moyen d’un plan drastique de réduction des dépenses publiques et d’une hausse de la fiscalité. En dépit des apparences que tentent de leur conférer les socialistes, les changements dans l’organisation du parti auront une portée très limitée car les piliers traditionnels du parti vont se partager les postes importants. Les trois postes de vice-présidents sont attribués à l’ancien président Hiller, au ministre du Travail Kiss Péter et à Ujhelyi Istvan, actuel vice-président du parti. On note cependant l’arrivée de Ferenc Juhasz, un proche du Premier ministre, aux côtés de Imre Szekeres comme suppléant du Président. Sur les 15 postes à pourvoir en plus de celui de Président, sept sont déjà attribués, et seulement quatorze candidats briguent les huit postes restants. Ce congrès n’a donc pas eu de grande surprise à offrir. Corentin LÉOTARD. (www.lepetitjournal.com – Budapest) lundi 26 février 2007
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