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Si la plus grande ville du pays n’a pas les charmes ostentatoires de sa rivale Rio, elle n’en reste pas moins la première destination des étrangers au Brésil. Généreuse, la capitale paulista est aussi une des adresses les plus abordables. Walter Strub, patron du Sofitel, nous aide à comprendre cet individu curieux et probablement perdu: le touriste à São Paulo
São Paulo vue du parc d'Ibirapuera - Photo LPJ
Selon une étude de l’IBGE, São Paulo représente plus de 43% du chiffre d’affaires du tourisme au Brésil. Rio arrive deuxième avec environ 20% des recettes. En 2006, 2,5 millions de touristes étrangers ont débarqué à São Paulo. En comparaison, ils étaient 2 millions à Buenos Aires. Les Américains sont les plus nombreux (22% du total) suivis par les Argentins, les Allemands, et presqu’à égalité, les Italiens et les Français, au nombre de 167.000. «95% de nos clients viennent ici pour affaires, à un salon, un congrès. Les Français sont les plus nombreux parmi les Européens» a confié Walter Strub, directeur du Sofitel de São Paulo depuis moins d’un an, sur la Sena Madureira. Selon lui, «Le nombre de congrès a énormément progressé en quelques années. Et il va continuer de progresser l’année prochaine. Le segment a été très bien développé par la ville.» Les hôtels ne manquent pas, le problème est plutôt celui du taux d’occupation, en baisse. Accor, première chaîne hôtelière du Brésil à laquelle appartiennent les hôtels Sofitel, a vu son chiffre d’affaires augmenter de 7% entre 2005 et 2006, essentiellement grâce à une hausse des tarifs. Selon les spécialistes du secteur, l'augmentation de 10% des prix du secteur dans son ensemble doit s'accélérer encore l'année prochaine.
Walter Strub, directeur général Sofitel SP - Photo Sofitel
Tourisme d’affaires versus tourisme de loisirs Le week-end, le soir, le touriste d’affaires cherche les loisirs. Au Brésil en général, le tourisme de loisirs n'est pas très développé: peu d'infrastructures, difficulté à partir à l'aventure. Selon Walter Strub, «Pour développer le tourisme, la signalisation dans la ville est essentielle: où aller visiter un musée, ou écouter un concert, que voir au centre historique… L’information pour guider les touristes est très pauvre à Sao Paulo.» Et il ajoute: «Il est difficile de s’orienter et de profiter de la richesse de la ville sans passer par une agence. Dans les hôtels 5 étoiles tels que le Sofitel, il y a le concierge qui est là pour ça. Tout repose sur lui.» Contrairement à Rio, les mois de janvier février, puis le mois de juillet sont creux à SP. Le carnaval n’attire pas de touristes à SP. «Je reviens de Colombie où j’ai travaillé à Carthagène. Là-bas, le tourisme est un pilier fondamental du développement économique. Le tourisme (de loisirs) a changé le pays, pour le mieux.» Un exemple à suivre pour le Brésil? Si São Paulo est la ville la plus visitée, l’inverse est vrai aussi: les Paulistas sont ceux qui dépensent le plus dans le secteur du tourisme, représentant 27% du tourisme du pays. Les habitants de l'état de Rio arrivent troisième, derrière ceux du Minas Geiras. LB. (www.lepetitjournal.com - São Paulo) lundi 26 février 2007
Sofitel SP - Photo Sofitel |