Jeudi, 31 Mai 2012

Rond comme un cochon, Jean-Luc Delarue a semé la pagaille à bord d’un long-courrier vers Johannesburg. Après une fine analyse des reportages que lui consacrent deux magazines people, Blanche conclut à une erreur de tenue

Que celui qui se sent bien en l’air comme sur terre jette la première pierre (photo AFP)

Depuis lundi avec la sortie des très sérieux hebdomadaires d’investigation que sont Closer et Voici, ça discute ferme autour de toutes les machines à café de France. Jean-Luc Delarue est-il enfin un homme comme les autres ?
L’excellent animateur télé de talk-show sociétal aurait en effet pété une durite dans l’avion d’Air France qui le transportait la veille de la St-Valentin de Roissy vers Johannesburg en Afrique du Sud.
Après quelques coupes de champagne ajoutées à dix cachets anti-stress et à l’excitation puérile à l’idée de participer à un safari, zou l’homme en survêtement gris s’est mis à bondir dans les travées, à gober des raisins que les voyageurs amusés lui lançaient, ou à parler tout haut et tout fort...

Lui qui tient la discrétion comme seconde nature et qui n’a pas pour habitude de se moquer du monde s’en serait ensuite pris à une équipe nationale féminine de football. Ici, il nous faut convenir que les témoignages divergent : selon Closer les footeuses étaient tunisiennes mais algériennes selon Voici. Quelle que soit l’exactitude de leur origine, Jean-Luc se serait montré plus que familier avec elles. Et pire encore avec le personnel navigant qui essayait de le calmer.
Mordu d’angoisse
L’homme raisonnable qu’on connaît à la télé serait alors devenu comme fou au point de gifler un steward avant d’en mordre jusqu’au sang un autre qui tentait de le sangler. Car de crainte d’une émeute, les tours de contrôle ont donné l’ordre de menotter le délinquant des airs à son siège.
Air France a eu la délicatesse de demander à son équipage d’attendre de rentrer en France pour déposer plainte, sinon le bonhomme risquait de passer 15 jours dans une prison sud-africaine. Du coup, il a filé continuer ses vacances en Namibie. En bus souhaitons-le.
On peut donc tirer un enseignement clair de cette triste histoire. Il ne faut jamais voyager en survêtement gris car c’est bien connu, le gris donne le bourdon. Et le bourdon en avion, ce n’est jamais bon.
Blanche BAUDOUIN. (
www.lepetitjournal.com) 21 février 2007