|
Après des mois de discussions et de mobilisations universitaires, la loi cadre du ministère de l’Education est passée. Pour le gouvernement, c'est un moyen de vaincre l’immobilisme et le retard accumulés par le pays dans ce domaine
Malgré la mobilisation des universitaires et des étudiants depuis plusieurs mois, la loi cadre pour la réforme de l’enseignement supérieur a été entérinée à l’unanimité mardi par le Commission gouvernementale présidée par le premier ministre, Costas Karamanlis. Cette réforme, résultat d'un dialogue, précise le Premier ministre, Costas Karamanlis, a pour but de revaloriser et de renforcer l’autonomie des universités. Faisant ainsi face à un contexte universitaire international "allant de l’avant, il souhaite que les étudiants d'universités grecques disposent de diplômes de valeur et puissent trouver du travail comme leurs collègues européens". Qu'est ce qui change ? Objet de discussions, la réforme porte avant tout sur l’organisation des universités et, notamment, sur leur autonomie, leurs méthodes de gestion et leur financement. Chaque université aura désormais un droit de regard lorsqu’il s’agira d’adopter les budgets et de décider des programmes. Jusqu’à présent, cette tâche était réservée au ministère de l’Education. Quant au droit d’asile, il n’est pas supprimé mais la décision de sa levée ou non est confiée à la communauté universitaire, et plus précisément, au conseil des recteurs. Ce droit d’asile, existant depuis la fin de la dictature des colonels en 1974, interdit l’accès des forces de l’ordre dans l’enceinte des universités et était une des revendications principales du milieu estudiantin. Par ailleurs, pour mettre fin au problème des étudiants, le projet propose de permettre à un étudiant de passer à l’université uniquement le temps nécessaire à l’obtention de son diplôme. En matière d’indépendance, les recteurs seront désormais élus par la totalité des étudiants et plus seulement par les syndicats et les mouvements d’étudiants. Un autre sujet reste encore sur le feu, celui de permettre ou non la reconnaissance par l’Etat d’universités privées … à suivre. Delphine MILLET PRIFTI (www.lepetitjournal.com – Athènes) 22 février 2007
|