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LE BILLET DE BLANCHE BAUDOUIN - Dernier week-end avant le référendum blues |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 26-05-2005 22:00
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Quel que soit le résultat de dimanche, les Français n’auront plus rien à se dire. Anticipant l’abattement conversationnel, Blanche propose 10 plans anti-déprime
En attendant la dépression post-référendaire… (Photo : AFP)
À considérer qu’on ne la joue pas comme Bush en 2000, on devrait savoir lundi matin qui du Oui ou du Non l’a emporté. Ça va chauffer un moment au bureau avec les « je te l’avais bien dit » ou autre « content de toi ? ». Comme je compte les RTT et autres retardataires, j’imagine que le fun peut durer jusqu’à mercredi. Et après ?
Après ? Le vide, la torpeur, le rien et l’abyssale routine. Voilà en effet des semaines que toute personne sensée (ou pas) ne parle que de ça : « alors, le referendum, tu en penses quoi ? ». Des mois, que les mels affluent pour dire qui du oui / non / ni oui ni non a raison. Des journées pleines d’engueulades, de discussions sur l’Europe ou les choix de Madame de Fontenay.
Le référendum aura eu ça de génial : fournir aux Français un poly-générationnel, multiculturel et ultrapolitique sujet de conversation.
Une culture de l’étripage
La dernière fois qu’on a eu ça remonte à la canicule. Mais c’était l’été, et 15.000 vieux ont été contraints au silence. Si la Constitution européenne ne portait a priori pas en elle le même glamour que les morts de chaud, les débats qu’elle a suscités au sein de la population devraient inciter le gouvernement à la consulter plus souvent. Pendant qu’on s’étripait sur le plombier roumain, on s’inquiétait moins des déboires conjugaux des Sarkozy.
Or, comme nous, Français, adorons nous étriper, et que lundi l’étripage sera vraisemblablement clos, nous sommes acculés à la dépression post-référendaire.
Aller de l’avant
Vu que les pouvoirs publics ne se préoccupent plus que de dimanche, je me trouve dans l’obligation de proposer quelques sujets d’intérêt général ouverts à interactions, dès lundi.
Ainsi, nous pourrions tous re-créer du lien social en posant les fermées questions suivantes :
— Florence vient-elle de la ville d’Aubenas en Sud-Ardèche ?
— Pensez-vous du bien du temps qu’il fait en ce moment ?
— À votre avis, Raffarin, nous veut-il du bien ?
— Approuvez-vous le fils d’Albert de Monaco ?
— Les lycéens de terminale doivent-ils passer le bac ?
— Lepetitjournal.com est-il indispensable ?
— Trouvez-vous ridicule d’éternuer en public ?
— Savez-vous que les barbecues pourraient être dangereux ?
— Sophie Marceau aime-t-elle ses seins ?
— Etes-vous certain que tout va mal ?
Si rien ne marche, c’est que peut-être, vous posez mal les questions.
Blanche BAUDOUIN. (LPJ) 27 mai 2005
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