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SOCIETE - Mauvais temps pour les homos |
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mardi 20 février 2007 |
Si Bucarest accueille depuis déjà deux ans un festival homosexuel, une grande partie de la population reste très hostile aux gays et aux pratiques sexuelles “non orthodoxes”. Certains voudraient même changer la Constitution du pays afin de “protéger la famille” de ces tendances jugées “déviantes”
Manifestants anti-gays lors du dernier festival homosexuel à Bucarest. (Photo: cotidianul.ro)
“En Roumanie, la polygamie est interdite et le mariage n’est permis qu’entre un homme et une femme”… C’est cet alinéa qu’un comité d’initiative civique voudrait intégrer au sein de la Constitution roumaine. Depuis le printemps dernier, plus de 500.000 citoyens roumains l’ont déjà soutenu, un débat parlementaire sur le sujet devrait suivre et la Cour constitutionnelle se prononcera au mois d’avril avant qu’un référendum soit éventuellement lancé sur le sujet. Autrement dit, cette initiative est encore loin d’aboutir même si elle a déjà reçu l’avis positif du Conseil législatif.
L’Église veut “protéger la famille” Bogdan Mateciuc, coordinateur de l'initiative à Bucarest cité par le journal Cotidianul, affirme que “dans d’autres pays récemment entrés dans l’UE, comme la Lettonie ou la Lituanie, ce type de démarche a reçu un accueil positif” sans pour autant déranger Bruxelles. “Il existe en Occident un courant important qui soutient la polygamie et qui pourrait arriver jusque chez nous”, ajoute-t-il. De son côté, l’Église orthodoxe est favorable à cette initiative et y a apporté son soutien dans l’idée de “protéger la famille”. Pour l’instant aucun politique ne s’est exprimé sur le sujet mais d’âpres discussions sont attendues quand il sera débattu au Parlement.
Un courant fort anti-homo En juin dernier, lors de la deuxième édition du festival GayFest à Bucarest, plusieurs contre-manifestants avaient lancé des pierres sur les homosexuels qui défilaient. Et l’Eglise orthodoxe avait désapprouvé de façon catégorique cette marche la considérant comme une “atteinte à la morale de la vie publique.” Par ailleurs, Amnesty International avait souligné dans un rapport que près de 40% des Roumains étaient en faveur de l’expulsion des homosexuels hors du pays. Dans la plupart des pays européens, les homosexuels, les bisexuels ou les transexuels peuvent être enregistrés comme partenaires civils, à l’exception de l’Albanie, l’Azerbaidjan, la Bulgarie, Chypre et la Grèce. Au Canada, en Hollande, en Belgique ou en Espagne ils ont également le droit de se marier. F.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 21 février 2007 |