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BERLINALE - La France clôt, la Chine gagne, Berlin jubile |
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lundi 19 février 2007 |
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Et le gagnant est… Plus de cinquante prix ont été décernés par les sept jurys de la 57e Berlinale. Mais d’après Dieter Kosslick, directeur du festival, le plus grand vainqueur est Berlin. L'Ours d’or revient au chinois Wang Quan’an pour son film Le Mariage de Tuya. Angel de François Ozon clôt le festival en demi-teinte 
Photo. M. F. "Je remercie la plus grande de toutes les stars: Berlin !" plaisantait (qu’à moitié) Dieter Kosslick, lors de la cérémonie de clôture du festival samedi. Secondé du président du jury Paul Schrader, il a remis l’Ours d’or au réalisateur chinois Wang Quan'an accompagné de Yu Nan, rôle principal de Tu ya de hun shi (Le Mariage de Tuya). Très ému, Wang Quan'an a voulu lui aussi délivrer un message: "Mon film montre les petites gens et la vie authentique. Le développement économique de la Chine très rapide risque de détruire la diversité culturelle et artistique". Aucun prix pour les artistes français, malgré une présence imposante dans les sélections. Même pas un petit lot de consolation parmi la cinquantaine de prix décernés ce week-end. Deux membres du groupe écossais Franz Ferdinand étaient présents à Berlin pour partager avec David Machenzie (Hallam Foe) la récompense de la meilleure B.O. Un palmarès aux relents de compromis politiquement corrects: Robert de Niro n’a bien sûr pas été oublié, la meilleure réalisation est pour un film israélien (Beaufort de Joseph Cedar), El Oltro d’Ariel Rotter (Argentine) arrache tout: grand prix du jury et meilleur acteur. Accueil critiqué, hué par les journalistes, pour l’ours d’argent de la meilleure actrice, à l’allemande Nina Hoss (Yella). Juste parce qu’il ne fallait pas oublier le pays hôte ? Angel de François Ozon à voir avec cynisme Le rideau s’est fermé sur une touche d’Ozon très british pour conclure un festival éclectique. Le kitsch grotesque d’Angel est à voir avec cynisme. Dommage de l’avoir choisi pour film de clôture. Il aurait mieux valu le programmer à une place plus discrète. Le ridicule du personnage principal laisse tout de même parfois échapper des rires sincères, mais peut-être moins que les ronflements des critiques, accablés par 10 jours de festival. "Ce film est une thérapie pour savoir ce que je ne voulais pas devenir" déclarait François Ozon samedi. Ne vaudrait-il pas mieux commencer une thérapie contre le flop cinématographique ? Magali FLORIS. (www.lepetitjournal.com - Berlin) – lundi 19 février 2007 |