| Ecrit par Aurélien BARBIN,
le 19-02-2007 00:00
|
|
Discrète, réservée et timide, l’oreille souvent visée au portable, Claude Chirac n’accorde aucune interview. Pourtant, la fille cadette de Jaques Chirac, est depuis 12 ans chargée de communication de l’Elysée et son influence au cœur du pouvoir est considérable Les éditions s'intéressent de près à Claude Chirac, avec la sortie quasi simultalée de deux biographies
Le grand public connaît mal Claude Chirac. Ce petit bout de femme de 44 ans pourtant très discrète, a su s’imposer dans un monde exclusivement masculin. Claude Chirac est a la fois conseillère, coach, agent de sécurité et psy. Elle est la personne la plus proche du président de la République et selon son entourage, elle le connaît mieux que quiconque. Sa fidélité pour son père l’a poussée à travers ses divers cabinets : Matignon, l’Hôtel de ville de Paris, ou l’Elysée depuis 95. De tous les secrets ou complots, Claude est aussi discrète sur sa vie privée. Le mystère plane encore par exemple sur la disparition de son mari, Philippe Habert en avril 1993. Cette affaire ultra sensible, n’a jamais véritablement conclu à un suicide ou un accident. Selon les policiers et les magistrats chargés du dossier, le mari de Claude Chirac était un homme dépressif. Le clan Chirac défend, lui, la thèse de l’accident car l’autopsie aurait révélé une forte concentration de médicaments dans l’estomac du défunt.
Un as de la communication Claude Chirac semble en retrait puiqu'elle se qualifie de "simple conseillère, comme les autres". Mais en réalité, la fille du président gère la vie médiatique de son père. Elle ne supporte pas la presse écrite, qui selon elle est fourbe, dangereuse et trop délicate à manœuvrer. Pas comme l’image qui elle, se laisse dompter. Lors des voyages officiels de Jaques Chirac, elle place les cameras et les différents photographes. Son expérience, des médias audiovisuels, Claude Chirac l’a acquise auprès du cabinet Reagan qu’elle a côtoyé dans les années 80. Claude Chirac a su s’en inspirer pour manier ce merveilleux outil de communication qu’est la télévision. Mais que fera-t-elle après le départ du père de l’Elysée ? Selon l'ouvrage de Laurent Léger, répondant à Nicolas Hulot sur cette question, Claude se permet une rare boutade : "Et si je prenais une place de caissière ? C’est la seule chose que je sais faire". Plus sérieusement, Claude se verrait bien travailler dans une ONG humanitaire aux côtés du même Nicolas. Aurélien BARBIN (www.lepetitjournal.com) lundi 19 février 2007
Livres recents : Renaud Revel, L’égérie, l’énigme Claude Chirac, ed. Lattès, 15€. Laurent Leger, Claude Chirac, la fille de l’ombre, ed. Flammarion, 20€. Les Chirac cassent la baraque Plus de 6 millions de Français ont voté Chirac dimanche 11 février. Grâce au couple présidentiel, Vivement dimanche prochain a réalisé sa meilleure audience depuis sa création en 1998. De quoi ravir Michel Drucker, présentateur de l’émission, et accessoirement seul animateur à être arrivé à la télé avant Chirac en politique. Bernadette Chirac, invitée principale, a révélé qu’il serait dur pour elle de quitter le confortable palais de l’Elysée, que son mari était fou de “Sumo”, son petit et “très intelligent” chien, et un tas d’autres choses tout aussi intéressantes. En guest star, le président, interviewé par le coriace Drucker, a fait pleurer dans les chaumières en admettant qu’“il y a sans aucun doute une vie après la politique. Jusqu'à la mort.” Après la politique, les Chirac pourraient se lancer dans la télé. Pourquoi pas chroniqueurs chez Drucker ? J.S (www.lepetitjournal.com) 19 février 2007
|