| Ecrit par Aurélien BARBIN,
le 16-02-2007 00:00
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Hier s’est ouvert à Madrid le procès des 29 suspects poursuivis pour les attentats du 11 mars 2004. L’explosion de 10 bombes dans quatre trains de banlieue avait fait 191 morts et près de 2.000 blessés. Indirectement, le drame avait conduit à la perte du pouvoir pour Aznar "Mohamed l'Egyptien" est considéré comme l'instigateur de l'opération terroriste par la justice espagnole (Photo AFP)
Près de trois ans après le début de l'enquête sur les attentats qui ont déchiré Madrid le 11 mars 2004, 29 accusés, dont 18 sont actuellement en détention et 11 autres libres, comparaissent depuis hier derrière une vitre blindée. Ils devront expliquer la façon dont les attentats ont été imaginés, organisés, financés et réalisés. Durant ce procès fleuve qui va durer environ cinq mois, 20 prévenus, en majorité d'origine marocaine, sont inculpés pour appartenance à une organisation terroriste. Neuf Espagnols comparaissent quant à eux pour avoir fourni les explosifs à la cellule islamiste. Certains terroristes sont d’ores déjà accusés de meurtres, notamment Rabeï Osman Sayed Ahmed, soupçonné d'être l'instigateur de l'opération et déjà condamné en Italie à 10 ans de prison. Ahmed aussi appelé "Mohamed l'Egyptien" a d’ailleurs été le premier à comparaître hier, refusant de répondre aux questions. Il a ensuite nié toute implication dans les attentats. Les auteurs présumés doivent aussi comparaître pour des trafics de drogue qui auraient permis de dégager les fonds nécessaires à la préparation des attentats.
Des attentats synonymes du retrait en Irak Le quotidien El Pais rappelait hier qu'il s'agissait de la plus grosse attaque terroriste en Europe. Le 11 mars 2004, vers 7h40, pas moins de 10 bombes avaient explosé dans quatre trains de banlieue bondés qui se dirigeaient vers la gare d'Atocha. Bilan final : 191 morts et 1824 blessés. Le contre coup politique des attentats conduira à la perte du pouvoir pour Aznar. Le chef du gouvernement avait faussement accusé l'ETA alors que l'enquête avait convergé tout de suite vers la piste islamiste. Critiqué pour l'engagement militaire de l'Espagne en Irak, Aznar voulait se protéger derrière un mensonge trop gros.Aussi, le 14 mars 2004, le socialiste Zapatero sortait majoritaire des urnes. Sa première décision sera de retirer le contingent militaire espagnol d'Irak. Trois ans après, l’Espagne reste sous le choc, alimenté par les images qui ne cessent de raviver l’horreur de ces attentats. "C'est le début, ou plutôt la fin d'un long et difficile périple que nous avons entamé il y a trois ans", a déclaré hier Pilar Manjon, la présidente de l'association des victimes des attentats. Le procès entamé, les Espagnols commenceront leur deuil quand la justice aura enfin rendu son verdict. Il faudra attendre la fin octobre. Aurélien BARBIN (lepetitjournal.com) vendredi 16 février 2007 Lire aussi : L’Express : Attentats de Madrid : les victimes veulent comprendre RTL : Vingt-neuf prévenus dans un box blindé Libération : Attentats de Madrid : le cerveau présumé nie tout
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