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POLITIQUE - Le combat de Macovei |
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mercredi 14 février 2007 |
Après la motion votée mardi par une majorité de sénateurs en faveur de la démission de la ministre de la Justice Monica Macovei, les réactions sont mitigées. Beaucoup soutiennent toujours la ministre et craignent les conséquences d’un tel vote
La ministre de la Justice Monica Macovei lors de son intervention mardi devant le Sénat. (Photo : antena3.ro)
"Je ne démissionnerai pas et ne renoncerai pas au combat". C’est en ces termes que la ministre de la Justice Monica Macovei a réagi à la motion demandant sa démission approuvée mardi soir par 81 des 127 sénateurs présents. "Ce qui s’est passé aujourd’hui est une motion anti-réforme", a-t-elle soutenu. Monica Macovei estime notamment s’être efforcée à "réformer le système judiciaire roumain et à organiser la lutte contre la corruption." Elle a déclaré qu’elle n’était pas surprise par le vote du Sénat, ni énervée car ce vote a enfin montré aux gens ce qui selon elle se passe au sein des principales institutions de l'Etat. Cette première motion simple avait été déposée en fin de semaine dernière par les partis d’opposition – PRM, PC et PSD. Si les textes de loi n’obligent pas Monica Macovei à quitter ses fonctions, l’opposition réclame cependant une "démission d’honneur".
Les réactions de Bucarest à Bruxelles Pour Theodor Stolojan, le président du Parti libéral démocrate (PLD), "c’est un jour noir pour le Sénat roumain, ce qui s’est passé est une honte." Le président du Parti démocrate (PD) Emil Boc soutient lui aussi la ministre de la Justice : "Monica Macovei doit continuer la mission dans laquelle elle s’est engagée". Le journal Cotidianul a fait état de la menace qui pèse désormais sur le Premier ministre Calin Popescu Tariceanu car s’il refuse le départ de Monica Macovei, "il risque d’être confronté à une motion de censure de la ministre." A Bruxelles, la plupart des europarlementaires tendent à affirmer que cette motion est simplement "une affaire de politique interne". Certains par contre, comme le chrétien-démocrate Markus Ferber, ont exprimé leur "déception": "Monica Macovei fut l’une des architectes de l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne..."
Basescu dans le même bateau Le Président Traian Basescu, qui a toujours soutenu la ministre de la Justice dans sa lutte anti-corruption, est lui aussi attaqué par les parlementaires de l’opposition, notamment les sociaux-démocrates qui ont déposé lundi une demande de destitution à son encontre. Hier soir, pour sa deuxième intervention à la tribune du Parlement, mise à part sa proposition de mettre en place le vote uninominal, Traian Basescu a réaffirmé qu’il y avait dans le pays "des politiciens qui travaillent pour leur propre clientèle…" Marianne Rigaux (www.lepetitjournal.com) jeudi 15 février 2007
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