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EXPO - Retour aux sources pour Daniel Argimon |
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jeudi 15 février 2007 |
L’Institut français de Barcelone propose jusqu’au 13 mars, une rétrospective de l’œuvre de Daniel Argimon, dix ans après sa mort. Ses peintures ont fait le tour du monde et viennent aujourd'hui honorer l’institut, sans qui elles n’auraient peut-être jamais vu le jour
L’Institut
français de Barcelone propose jusqu’au 13 mars, une rétrospective de
l’œuvre de Daniel Argimon, dix ans après sa mort. Ses peintures ont
fait le tour du monde et viennent aujourd'hui honorer l’institut, sans
qui elles n’auraient peut-être jamais vu le jour
(Photo IFB)
"Dès ses débuts, son œuvre ne devait rien à personne, elle était riche d’une audacieuse inventivité." Roger Gaillard, directeur de l'Institut français de Barcelone en 1965 avait tenu de tels propos, alors que Daniel Argimon recevait le prix Maillol. Un titre qui lui avait permis de partir étudier la lithographie à Paris. L'exposition présentée jusqu’au 13 mars à l’Institut français de Barcelone retrace le parcours artistique d’un peintre qui, comme d’autres artistes espagnols tels que Miro ou Picasso, sont partis à Paris pour rencontrer le succès. L’expérimentation de la matière, le collage, la superposition, les coulures et l’utilisation de matériaux insolites sont les matrices de cette exposition où chaque œuvre est une nouvelle démonstration de force. Si le fragment et la couleur définissent la peinture pour Roland Barthes, l’œuvre d’Argimon, où les couleurs exubérantes flirtent avec le noir uniforme et puissant, en est la démonstration.
Une exposition intimiste Lors de l’inauguration, le jeudi 8 février, une partie de la famille de l’artiste était présente. "C’est elle qui a largement aidé au choix des œuvres exposées et à leur disposition", a rappelé l’actuel directeur de l’IF, Pierre Raynaud. Une série de peintures bicolores composent la partie nord de l’exposition tandis que les œuvres les plus colorées se trouvent exposées de l’autre côté et leur font face. Deux types de performances, deux jeux artistiques, entre collages, coulures et jets de peintures, rien n’est né de l’improvisation mais, comme le rappelait Georges Raillard, de la rigueur, de l’intelligence et d’une sensibilité particulière. Sarah ROBLOT. (www.lepetitjournal.com - Barcelone) vendredi 16 février 2007
Institut français de Barcelone c/Moïa, 8 08012 Barcelone tel: 983 567 77 77 http://www.institutfrances.org/content/view/533/531/ |