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Clint Eastwood, Robert de Niro ou Julie Depardieu… décidemment c’est la tendance : à la Berlinale les acteurs se réfugient derrière la caméra. Retour aux sources pour Antonio Banderas, accompagné de quatre jeunes acteurs de Malaga pour son film Pluie d’été en compétition Pluie d'été. Film d'Antonio Banderas. © Internationale Filmfestspiele Berlin
Grand Hyatt hôtel, il est 11h25. Les flashes fusent comme des stroboscopes. Antonio Banderas bouge tel un gamin devant les photographes. Il a pris un coup de vieux, le rejeton Banderas qui se présente fatigué face au parterre de journalistes. Mais la passion le réanime petit à petit, enthousiasmé de présenter à Berlin son deuxième film derrière la caméra. "J’ai pensé devenir réalisateur en commençant à remettre en question ceux avec lesquels j’ai travaillé. J’ai toujours trouvé injuste d’être uniquement un outil mis en scène, je veux aussi raconter le monde comme je le vois." L’acteur n’a certes pas l’intention d’arrêter le jeu, même s’il se sent plus à l’aise sur la chaise du réalisateur. Huit ans se sont déjà écoulés depuis son premier film La tête dans le carton à chapeaux. Pas de rôle cette fois pour sa femme Melanie Griffith dans Pluie d’été (El camino de los ingleses). Antonio Banderas retourne à ses sources andalouses et met en scène de jeunes acteurs de Malaga, la plupart pour leur premier film. "J’ai grandi dans le flamenco et les corridas" L’adaptation d’un roman d’Antonio Soler est en concours dans la section Panorama de la Berlinale. Antonio Banderas raconte des amours tragiques avec une ferveur bien latine : "Certains n'aimeront pas les images surréalistes du film, le trouveront trop baroque, mais je ne suis ni Suédois, ni Russe, je viens d'Andalousie, j'ai grandi entre le flamenco et les corridas !". Banderas se défend de suivre le modèle d’un réalisateur en particulier. "Je ne donne pas d’explications toutes faites, le public doit comprendre par lui-même le sens de l’histoire. Je n’ai pas tourné un film pour le cinéma pop-corn, mais quelque chose de plus complexe que cela et je sais que cela peut être irritant dans certaines scènes" s’exclame-t-il. Antonio Banderas est attendu à nouveau vendredi sur le tapis rouge du Berlinale Palast avec Jennifer Lopez, pour la première de Bordertown de Gregory Nava, en lice pour l’ours d’or. Sur place, Magali FLORIS. (www.lepetitjournal.com - Berlin) – jeudi 15 février 2007
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