|
Le cochon débarque ! L’animal est à la mode et les publicités ou tee-shirts à son effigie se multiplient. Et pour cause, le 18 février marquera le passage au nouvel an chinois : l’année du chien laissera place à celle du cochon. Les festivités ne manqueront pas en Thaïlande, pour célébrer cette nouvelle année chinoise 4704… (Photo Pierre Queffélec) L’empereur Jaune, "père de la nation chinoise", a instauré le calendrier chinois il y a plus de 4500 ans. Depuis, chaque année chinoise est associée à l’un des douze animaux du calendrier chinois, et à l’un des cinq éléments. On assimile ainsi l’année à venir au cochon ou au porc d’élément de feu. L’année du cochon de feu Le cochon est tendance, il suffit de regarder la télévision ou les vitrines des magasins pour s’en apercevoir. Cela dit, ce regain d’intérêt n’existait pas l’an dernier pour le chien. C’est que l’image bon enfant du cochon plaît ! Mint, étudiante, nous avoue par exemple préférer la figure du cochon car "l’animal symbolise la gourmandise, la sympathie, la joie, alors que le chien est trop singulier". De plus, selon les croyances, les animaux astraux auraient des répercussions sur nos vies. Et pour certains, le cochon incarne la prospérité familiale, ce qui suppose que l’année à venir s’annonce positive côté famille. Le cochon symbolise également la fortune : les natifs de l’année du cochon sont donc censés vivre dans l’abondance. Les astres nous disent aussi que les natifs du cochon cette année seront d’un caractère calme, serviable et obstiné. L’année du cochon porterait tout particulièrement bonheur aux personnes nées sous les signes du lapin, du chien ou de l’agneau alors que celles nées durant les années du tigre, du singe ou du serpent pourraient être malchanceuses. Mint ajoute que "les prédilections annoncent des changements politiques et économiques et l’élément de feu pourrait générer de mauvaises choses dans nos vies". Toutefois, les croyances de chacun diffèrent. Khun Au, pour qui le nouvel an chinois représente "la prospérité, la famille, le bonheur", nous confie : "Pour moi, les douze animaux ne sont que des symboles et ne signifient rien, je suis indifférente à cette croyance". Alicia Desprets (www.lepetitjournal.com Bangkok) 15 février 2007
Des festivités familiales et nationales Qui dit nouvelle année, dit célébration. Ainsi, en plus de l’omniprésence du cochon dans les rues de Thaïlande, des festivités auront lieu le 18 février. La popularité du nouvel an chinois en Thaïlande s’explique par l’ampleur de la diaspora chinoise du pays et son influence culturelle. Le nouvel an apparaît avant tout comme un rassemblement familial. Les familles se retrouvent pour rendre hommage à leurs ancêtres par des offrandes et des prières, brûlent symboliquement de faux billets et des vêtements en papier. Les plus jeunes reçoivent des enveloppes rouges contenant de l’argent, tandis que les plus âgés se feront offrir des oranges, ce fruit symbolisant la longue vie. Cette année, les festivités célébreront également les 80 ans de sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej. En plein cœur du quartier chinois Yaowarat, la fête sera au rendez-vous, avec des lanternes, danses du dragon, ou pétards. Des célébrations similaires auront lieu dans tout le pays. Voir aussi le détails des festivités |