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L’entente fut cordiale lundi à Berlin pour Angela Merkel et Nicolas Sarkozy qui se sont échangés leurs points de vue sur l’avenir de la Constitution européenne. Selon le candidat à la présidence, Angela Merkel a accueilli très positivement son idée de "traité simplifié" pour sortir l’Europe du bourbier institutionnel Photos. Wikipedia
Lui flamboyant, elle sur la réserve. Lui candidat à la présidence française, officiellement ministre de l’Intérieur, elle chancelière allemande CDU, officiellement présidente de l’Union européenne. Entre contrastes, contradictions et jeux de miroirs, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont apparemment bien entendus lors de la rencontre lundi à Berlin. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le candidat UMP, venu évoquer son projet de traité simplifié pour l’Union européenne: "Je crois pouvoir dire qu'il y a (…) une grande entente, une grande compréhension et que l'idée d'un traité simplifié est une idée qui, pour le moins, intéresse fortement". Certes, Madame Merkel n’a fait aucun commentaire sur l’entrevue. Mais selon Nicolas Sarkozy, cette retenue s’explique par les responsabilités européennes de la chancelière allemande : "Naturellement nous comprenons parfaitement que, compte tenu de sa situation et de ses responsabilités européennes et allemandes, Mme Merkel ne puisse pas aller publiquement jusqu'au bout de sa pensée", a-t-il déclaré.
Sarkozy chouchou secret de l’establishment politique berlinois Il était évidemment essentiel pour le candidat Sarkozy que l’entente avec Merkel apparaisse cordiale, voire chaleureuse. Le Handelsblatt, qui rapporte la rencontre, décrit avec amusement les effusions de Sarkozy lors de la traditionnelle séance de salutations. Selon le quotidien, le candidat UMP serait le chouchou secret de l’establishment politique berlinois. Outre ses déclarations sur l’Europe, Nicolas Sarkozy profiterait de l’inquiétude suscitée à Berlin par les prises de position de la candidate socialiste. Ségolène Royal, qui devrait être reçue prochainement dans la capitale allemande, aura donc à convaincre autant qu’à rassurer. Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) – mercredi 14 février 2007 |