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INFRASTRUCTURES - Le chantier des autoroutes |
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mardi 13 février 2007 |
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Un nouveau programme d’autoroutes doit être approuvé ce mercredi par le gouvernement modifiant "les modalités de financement" du réseau. Les relations concessionnaires-État vont être révisées pour que le vaste chantier des autoroutes du pays ne prennent plus de retard
Le ministre des Transports Radu Berceanu. (Photo: antena3.ro)
Lors d’un entretien la semaine dernière avec l’ambassadeur des États-Unis à Bucarest Nicholas Taubman, le Premier ministre Calin Tariceanu a fait part de son "mécontentement" concernant le rythme des travaux de l’autoroute Transylvanie entre Brasov et Bors. Selon lui, le gouvernement a alloué à la société américaine Bechtel "des sommes importantes qui n’ont toujours pas été utilisées." Retards dans les travaux, négociation sans fin des contrats entre l’État et les concessionnaires privés, le gouvernement a décidé de changer la façon dont les autoroutes du pays seront désormais construites et gérées.
Pression sur le concessionnaire Dans un premier temps, les autoroutes prioritaires pour l’UE seront construites avec l’argent des fonds européeens, les autres tronçons seront soit adjugés sur la base de concessions à des entreprises privées, soit financés par l’État. Les concessionnaires privés joueront alors un rôle plus important mais auront davantage de pression pour finir les travaux. "Pour l’autoroute Bucarest-Sibiu, l’État participera à la construction du tronçon Bucarest-Pitesti mais le concessionnaire devra ensuite l’entretenir et se charger de la construction du tronçon Pitesti-Sibiu. La période de concession à une société privée sera de 25 à 30 ans", a affirmé le ministre des Transports Radu Berceanu, cité par l'agence Mediafax.
La solution du péage Selon les estimations du ministère, 1.798km d’autoroute seront réalisés jusqu’en 2013 et une deuxième étape finalisera le réseau en 2020. Le corridor IV paneuropéen de Nadlac (frontière hongroise) à Constanta, d’une longueur de 855 km, nécessitera l’expropriation de 4.277 hectares et l’ensemble du projet coûtera environ 5,15 milliards d’euros. Même avec l'aide des concessionnaires, c'est une somme pour le budget de l’État. Raison pour laquelle M. Berceanu voudrait introduire un système de péage, emprunter une autoroute coûtera alors entre 3 et 6 euros pour 100km parcourus par l’automobiliste. Le ministre soutient que dans plusieurs pays européens le péage atteint 10 euros pour 100km. Selon lui, "si nous ne faisons pas payer l’automobiliste, nous serons dans l’obligation de financer les autoroutes par le budget de l’État qui ne pourra plus se permettre d’allouer 6% du PIB au ministère de l’Education." L.C. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 14 février 2007 |