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La Berlinale des petits, Generation, renferme son potentiel de surprises. Un charme simple et une générosité que la cour des grands oublient parfois un peu trop vite. Ce souffle de fraîcheur contraste avec les stars de prestige inaccessibles. Découverte des grands talents de demain avec les Brésiliennes émouvantes d’Antonia 
Photo. © Internationale Filmfestspiele Berlin Panorama, Forum, Magnum en passant par le "cinéma culinaire", le festivalier est en proie au casse-tête dans la jungle des sections de la Berlinale. Et Génération 14 Plus ne doit pas être confondu avec Génération K Plus, car chacun dispose de son propre jury, le Kinderjury pour les enfants et le Jugendjury pour les ados. Quatre jeunes chanteuses brésiliennes enflamment le public avec des voix à faire fondre le verglas sur Ku’damm : "Je suis forte, un guerrier fier, je ne suis pas née pour servir". Non, ce n’est pas Diam’s à l’Arena mais la première européenne au Zoo Palast d’"Antonia" des producteurs de "La Cité des dieux". Antonia est un groupe de hip hop féminin du ghetto noir de Sao Paolo brésilien. Un manager un peu déjanté est convaincu de les mener au succès en commençant par les anniversaires de mariage. Un film en partie autobiographique Filmé comme un documentaire, avec des acteurs non professionnels, Antonia ne tombe pas dans le panneau du scénario conte de fées déjà vu et revu. Prison, grossesse ou machisme rappellent vite les héroïnes à la réalité. La réalisatrice Tata Amaral veut combattre les préjugés sur les jeunes noirs des banlieues brésiliennes, souvent dépeints de manière négative. "Le film est en partie autobiographique", témoigne Tata Amaral, "j’ai été mère à 18 ans, mon mari est décédé et j’ai du élever seule ma fille, sans argent ni profession". "Authentique et enthousiasmant" applaudit une journaliste en herbe. Car Generation veut aussi révéler les talents de la presse de demain. Les quatre starlettes d’Antonia, toutes présentes à la projection, ont charmé le public en reprenant les chansons du film a capella. Spontané et généreux. Sur place, Magali FLORIS (www.lepetitjournal.com - Berlin) - mardi 13 février 2007. www.jungejournalisten.berlinale.de Des reporters de huit à quinze ans participent aux projet "jeunes journalistes" de la Berlinale. Critiques de films et interviews sont destinées au jeune public de manière plus accessible que sur le site officiel. |