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Le cinéma Hollywoodien était à l’honneur ces trois premiers jours de festival. Clint Eastwood, Robert de Niro ou encore Matt Damon ont foulé le tapis rouge tandis que George Clooney brillait par son absence à la première du Bon Allemand. La Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide ne cessent d’inspirer les grosses productions, pour un résultat génial… ou ennuyeux The Good German (Le Bon Allemand)
Cate Blanchett et George Clooney dans The Good German. Photo. © Internationale Filmfestspiele Berlin
Berlin 1945. Churchill, Truman et Staline s’apprêtent à signer la déclaration de Potsdam, fixant le sort des nations vaincues. Jake Geismar (George Clooney), journaliste américain enquête autour de l’intrigante Lena (Cate Blanchett). The Good German de Steven Soderbergh, a été tourné selon les conditions du cinéma de l’époque, en noir et blanc. Clooney n’aura pas fait l’honneur de sa visite à la Berlinale, contrairement à Kate Blanchett qui a affronté la presse allemande avec sa grâce naturelle. L'actrice est bluffante dans ses dialogues en allemand, George clownesque. Le film qui a fait un flop aux Etats-Unis, a été bien accueilli par la presse allemande "Un parfait éclectisme artisanal" (der Tagespiegel, 10.02). Le Tageszeitung est tout aussi élogieux, mais avertit toutefois que "Soderbergh se réjouit un peu trop vite de sa vision du Berlin d’après guerre comme parc d’attraction". The Good Shepard (Le Bon Berger) La deuxième réalisation de Robert De Niro met très minutieusement en scène la fondation de la CIA. Peut-être trop, car le personnage de l’agent secret froid et distant joué par Matt Damon ennuie vite. Angelina Jolie est aussi difficilement crédible en mère au foyer. Robert De Niro avoue être un véritable passionné de la Guerre froide: "Enfant déjà j’étais fasciné, quand je venais visiter Berlin-Est. Cette densité se retrouve bien dans le film." L’acteur réalisateur s'est défendu d’avoir eu l’intention de critiquer la CIA. Il a déclaré se sentir priviliégié d'être invité à Berlin, tandis que Matt Damon s'est dit heureux de retrouver la ville dans laquelle il a déjà vécu 5 mois pour un tournage. Letters From Iwo Jima (Les lettres d’Iwo Jima) Dans la série des films sur la Seconde Guerre mondiale, Clint Eastwood était venu présenter Letters from Iwo Shima (hors compétition). Le réalisateur s’intéresse plus à l’histoire avec un grand H que ses collègues sensationnalistes Soderbergh et De Niro. Le film, tourné en japonais, retrace le vécu des soldats dans une bataille perdue d’avance. Sur place, Magali FLORIS. (www.lepetitjournal.com - Berlin) lundi 12 février 2007 |