| Ecrit par BUDAPEST,
le 13-02-2007 00:00
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Le 13 février 1945, les derniers bataillons de l’armée allemande occupant Budapest se rendaient à l’Armée rouge. Il y a 5 ans à la même époque, la Maison de la Terreur était inaugurée par le Premier ministre Viktor Orban La Maison de la Terreur (Photo LPJ Eugénie Baccot)
La Maison de la terreur fut pensée et conçue par le gouvernement de droite de Viktor Orban, arrivé au pouvoir en 1998. Pour un budget de 160 millions d’euros, elle trouve sa place dans ce que l’on pourrait appeler une "interprétation" de l’histoire hongroise. Le choix de l’emplacement est très symbolique. Le 60 avenue Andrassy ne pouvait devenir qu’un musée car il a été tour à tour le quartier général des Croix fléchées, les nazis hongrois, et immédiatement après celui de la police politique communiste (AVH). Inutile de préciser que faire référence au lieu était synonyme d’horreurs et de tortures, un peu comme à Paris, le 93 rue Lauriston durant l’Occupation allemande. La Maison de la terreur prétend ainsi comparer les deux principaux systèmes totalitaires du XXe siècle : le fascisme et le communisme en dédouanant au maximum la responsabilité des Hongrois dans leur propre histoire. Polémiques politiques Les Socialistes ont critiqué dès le début le projet. Le ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui commissaire européen, Laszlo Kovacs aurait voulu qu’on construise plutôt une "maison du souvenir et de la réconciliation". Mais avant de se réconcilier, il faut tout de même désigner des coupables. Or, aujourd’hui, peu de responsables de la police politique communiste ont fait leur mea culpa. Mieux, un des anciens secrétaires du Politburo a même publié une autobiographie intitulée J’assume. Cela a le mérite d’être clair. Pas de regrets, ni de honte. Le livre a été un succès. L’actuelle présidente socialiste du Parlement hongrois avait même déclaré à l’époque : "Nous demandons à la nation hongroise de pardonner les crimes du passé, comme nous pardonnons à ceux qui ont pêché contre nous". C’est assez caractéristique du malaise que les socialistes d’aujourd’hui entretiennent avec l’époque communiste dont ils sont héritiers et dont on voit les conséquences particulièrement depuis l’automne dernier. C.V. (www.lepetitjournal.com – Budapest) Mardi 13 février 2007
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