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CINE - A la mémoire de 1956 |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 05-02-2007 23:00
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Avec une sélection de films qui fait la qualité de sa programmation, le festival rend cette année hommage aux "héros de 56" Budakeszi sràcok (Photo www.cineuropa.org)
De nombreux documentaires revenant sur l’histoire hongroise sont à l’affiche. Certains ont un point commun : ils évoquent un épisode de la Hongrie contemporaine, la révolution de 1956. Deux films A forradalom arca - egy pesti làny myomeàban (The face of the revolution in search of Budapest girl) et Hazatérés : egy szabadsàgharcos története (Journey home: a story from the hungarian revolution of 1956) nous emmènent sur les traces de personnages disparus lors des événements, un père ou un inconnu vu sur une photo d’époque. Adàsunkat megszakiàtjuk - 1956 Ràdiosok emlekei, (Break on the air ‘56 Hungary) et züst nitràt (The tell - tale silver nitrate) proposent quant à eux de parcourir les archives de la période, entre bandes sons de la radio hongroise, photos volées et vidéos amateurs. Des films autour d’une révolution Mansfeld et Budakeszi sràcok (Lads of Budakeszi) de Pàl Erdöss appartiennent à cette catégorie de film qui relatent des histoires héroïques. Les personnages sont jeunes, opposés au régime en place et déterminés. Péter Mansfeld ressemble à Sophie School, jeune étudiante allemande et célèbre résistante anti-fasciste. Mêmes histoires mêmes parcours et mêmes fins… Le film du réalisateur Andor Szilàgyi retrace la vie de Péter Mansfeld et de son groupe d’amis quelques années après la révolution. Leur rêve tient en quelques lettres : MUK pour "on recommence en mars". Recommencer la révolution. Sans trop réaliser ce qui arrive ce dernier comme Sophie Scholl s’est enlacé dans les méandres d’un système judicaire kafkaïen. Rien n’y fait, le régime est plus fort que tout. Contre ces crimes et autres tentatives de coups d’état, on connaît la sentence, une seule porte de sortie. Dans Lads of Budakeszi (Les petits gars de Budakeszi) c’est un autre enfant que l’on suis dans la tourmente. Un enfant d’une dizaine d’année déjà adulte qui rêve d’une vie meilleure dans le souvenir d’un père "pris par les russes". Résistance qui une fois encore passe par les armes. Ces histoires de vie apparaissent comme le reflet d’une société à l’époque en pleine mutation ou jeunes et moins jeunes rêvent d‘un meilleur avenir pour leur pays. Entre idéalisme et espoir. Eugénie BACCOT (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 6 février 2007
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