| Ecrit par BUDAPEST,
le 04-02-2007 23:00
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Les manifestations ont repris vendredi et samedi devant le Parlement. Dès mercredi dernier, le parti de la droite hongroise, le Fidesz avait demandé que les barrières qui entourent la place Kossuth soient retirées dans les plus brefs délais Samedi matin 3 février devant le Parlement (Photo LPJ)
Vendredi dernier, quelques manifestants d’extrême droite sont réapparus sur la place Kossuth dans l’intention de réoccuper la place. Immédiatement, la police a bloqué les rues avoisinantes interrompant ainsi la circulation. Aussitôt, les débats de l’automne dernier ont réapparu. Les Socialistes ont accusé le Fidesz de Viktor Orban de soutenir les groupes d’extrême droite. A l'inverse, les conservateurs estiment que c’est l’occasion idéal pour la gauche de détourner l’attention de l’opinion publique du Premier ministre Ferenc Gyurcsany dont la position reste toujours assez délicate. Samedi matin, quelques manifestants étaient encore devant le Parlement. Mais ils ont immédiatement été refoulés manu militari par la police. Les forces de l’ordre demeurent toujours sous le feu des projecteurs depuis les accusations lancées contre elles le 23 octobre dernier pour violences policières. Liberté d'expression Tibor Navracsics, chef du groupe parlementaire du parti et József Szájer, eurodéputé du Fidesz avaient adressé mercredi une lettre au ministre de la Justice, József Petrétei, pour réclamer l'accès à la place Kossuth devant le parlement dans les plus brefs délais. Les deux politiciens ont attiré l’attention sur le fait que l’accès à la place Kossuth était interdit au grand public depuis exactement cent jours, ce qui violait la liberté d’expression de l’opinion. Pour la droite hongroise, c’est la preuve que le gouvernement de Ferenc Gyurcsány est incapable de tolérer les opinions contraires. Selon Tibor Navracsics, le décret émis par le préfet de police de Budapest, Péter Gergényi, ordonnant le blocage de la place, n’a aucune valeur aussi bien sur le fond que dans la forme. Les socialistes ont accepté que soit discuté l’accès ou non de la place Kossuth aux manifestants. Cécile Vrain (www.lepetitjournal.com – Budapest) Lundi 5 février 2007
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