|
Voilà dix ans que les hôpitaux tentent d’éviter tout risque de maladies nosocomiales, ces infections contractées au sein du milieu hospitalier. Tandis que l’Institut de Veille sanitaire effectue une étude auprès de 2.337 établissements français, l’Express établit le palmarès des hôpitaux
4.000 personnes meurent chaque année d'infections contractées lors de soins médicaux (photo AFP)
Entrer à l’hôpital pour des soins médicaux, en sortir avec une nouvelle infection, c'est ce qu'on appelle les maladies nosocomiales. 750.000 personnes contractent chaque années des infections lors d’hospitalisations, et 4000 d’entre elles en meurent. Deux scandales ont dévoilé l’existence de ces bavures médicales. La Clinique du Sport essuyait en 1997, l’infection de 58 patients opérés du dos par la bactérie xénopi, la cause étant alors du matériel à usage unique réutilisé. Puis il y a eu l’affaire Guillaume Depardieu en 2003… Voilà pourtant 10 ans que les centres hospitaliers mênent un travail de longue haleine qui commence à payer. L’Institut de Veille Sanitaire a révélé les résultats d’une enquête menée en juin dernier dans 2.337 établissements publics ou privés. Basée sur une dizaine de critères, dont le type de savon utilisé, le taux d’infections du site opératoire ou encore le suivi des consommations d’antibiotiques et le nombre de réunions sur l’hygiène, les conclusions montrent que des centres hospitaliers ont depuis l’année dernière progressé. Le staphylocoque doré reste la bactérie principale vecteur d’infections nosocomiales. C’est d’ailleurs cette bactérie qui, après 17 interventions, avait conduit à l’amputation de la jambe de l'acteur Guillaume Depardieu. Des détections de plus en plus rapide Des détections rapides sont aujourd’hui possibles grâce aux services de microbiologie de plus en plus performants. Les médecins procèdent par prélèvement nasal, si les résultats se trouvent être positifs, le malade est immédiatement isolé. Les services médicaux prennent alors des mesures d’hygiène draconiennes. L’Express s’est basé sur des indices établis par le ministère de la Santé, notamment l’indice Icalin destiné a mesurer l’activité de lutte contre les infections nosocomiales, pour établir une liste des établissements, du plus sûr au moins sûr afin. Les centres hospitaliers ont ensuite été répartis en 6 catégories, par exemple hôpitaux locaux, centres hospitaliers de moins de 300 lits ou encore centres hospitaliers de moins de 100 lits. Ainsi, dans la catégorie des hôpitaux de moins de 300 lits, l’hôpital d’Arcachon en Gironde arrive en première place des hôpitaux les plus surs. Ophélie GIMBERT (lepetitjournal.com) 5 janvier 2007
En savoir plus Rapport de l'Institut de Veille Sanitaire, www.platines.sante.gouv.fr L’Express, Le classement 2007 des hôpitaux les plus sûrs |