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Au cours d’un match houleux et serré, les Bleus se sont inclinés d’un but (31-32) face au pays organisateur et quittent la scène mondiale, la tête haute 
(Photo LPJ Berlin) Dans la foulée de leur titre européen glané il y a deux ans, les Bleus ne remporteront pas la Coupe du Monde cette année. L’Allemagne, nation organisatrice de l’épreuve, accède à la finale au prix d’un combat de géants. La Kölnarena affichait complet hier en fin d’après-midi. En présence du Président de la République, Horst Köhler, le public allemand a repris d’une seule voix le très solennel hymne national, les quelques supporteurs français présents essayant tant bien que mal de se faire entendre au milieu de quelques 19.000 fans allemands. On a retrouvé lors de ce match la même ambiance qui anime toutes les rencontres opposant les deux voisins. Toujours épaule contre épaule, presque à égalité, la même passion pour le jeu et la même ardeur à vouloir vaincre. Les ultimes minutes, éprouvantes, ont dramatiquement peiné à déterminer la meilleure équipe.
Une fin de match confuse Sur le terrain, l’ambiance est restée électrique de la première à la soixantième minute. De part et d’autre, les fautes se sont accumulées, la pression du banc et du public sur l’arbitre était palpable. Les belles accolades de l’avant-match avaient bel et bien disparu. La peur se lisait sur les visages des joueurs allemands, même M. Köhler avait perdu son sourire, avant que les Allemands n’égalisent à 21 partout dans les derniers instants. Prolongation. L’ambiance avait littéralement changé. L’agressivité, un peu moins présente qu’au cours des 60 premières minutes de jeu, avait laissé place à la crispation dans les deux camps. Aucune équipe ne laissait le temps à l’autre de souffler, les buts s’enchaînant un à un. Un but français refusé par l’arbitre suédois, une dernière réalisation allemande et le pays organisateur pouvait enfin célébrer la victoire. Une victoire acquise au bout de l’effort et du suspense, qui permet aux Allemands de disputer la finale dimanche. Les Bleus peuvent être fiers de leur parcours. Romain DAVID (www.lepetitjournal.com) Berlin - vendredi 2 février 2007 |