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POLITIQUE - Les mouvements de protestations ne faiblissent pas |
| Ecrit par BUDAPEST,
le 05-02-2007 23:00
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iLe gouvernement comptait sur le froid hivernal pour calmer les protestations liées à la mise en place des réformes économiques afin de réduire l’abyssal déficit budgétaire. Mais voilà, l’hiver n’est pas là et le mécontentement général ne faiblit pas Manifestations d'octobre (Photo LPJ)
Suite aux grandes manifestations de l’automne dernier, nombreux sont ceux qui pensaient que les mouvements de protestations attendraient le 15 mars prochain pour renaître de leurs cendres. Mais il semble manifestement que le mécontentement soit trop important pour patienter. Depuis plusieurs jours, grèves et manifestations sont devenues le lot quotidien pour protester contre les fermetures et les restructurations d’hôpitaux ou d’établissements scolaires. Par exemple à Budapest, les professeurs et étudiants d’une école secondaire de commerce, âgée de plus de 150 ans, ont entamé une grève de la faim devant la menace de la fermeture de leur établissement qui s’est heureusement arrêtée rapidement. Beaucoup de menaces aussi de la part des employés de la société d’autocars Volan ou encore de celle des électriciens dont les tarifs préférentiels qui leurs sont garantis depuis plus d’un siècle viennent d’être remis en cause et seraient peut-être supprimés par le ministère de l’Économie. La fonction publique ne fait pas non plus exception : les comités de grèves se sont déjà organisés et sont décidés à passer à l’action en février, car les hausses de salaires n’ont pas été encore assurées. Une législation dépassée Toutefois les négociations se poursuivent jusqu’au 20 février, et l’espoir fait croire certains qu’ils font bien de patienter. Mais on ne voit pas comment le gouvernement pourra faire des concessions en augmentant les salaires et en voulant parallèlement respecter le plan de réduction des charges de l’Etat. De plus, les spécialistes du droit du travail estiment que les intéressés – c’est-à-dire les salariés - auront bien du mal à faire grève dans le respect de la législation actuelle, car les lois en vigueur réglementent de façon insuffisante cette pratique. Il est vrai que faire la grève et manifester est assez nouveau en Hongrie depuis le changement de régime en 1989 et ce sera peut être l’occasion de mettre en place une nouvelle législation. C.V. (www.lepetitjournal.com – Budapest) Lundi 5 février 2007
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