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Une mer turquoise, du sable fin, du soleil, des îles idylliques à l’horizon : les mois d’hiver sont certainement les plus agréables pour séjourner à Phuket et les touristes ne s’y trompent pas. Deux ans après le tsunami, ils sont plus nombreux qu’auparavant Deux ans après le tsunami, les visiteurs du monde entier reprennent d’assaut la "perle du sud" (Photo Alicia Desprets) Choc des images pour les uns, peur des esprits pour les autres, l’effet du tsunami du 26 décembre 2004 s’était traduit en 2005 par une chute de la fréquentation touristique de 47% à Phuket. Deux ans après la tragédie, les visiteurs du monde entier reviennent à l’assaut des plages de la "perle du sud". Une croissance marquée de la fréquentation L’association PATA (Pacific Asian Travel Association) annonce une explosion du tourisme sur l’île avec une augmentation de 80% en 2006 par rapport à 2005. Julien Mayard, gérant d’une guest house à Phuket, confirme ce bilan positif de la fin d’année : "le remplissage s’est effectué à partir de mi-décembre avec un record d’affluence entre Noël et le jour de l’an, dit-il. Il reste à voir combien de temps cela va durer, mais je pense que 2007 sera une bonne année sur le plan touristique". Vincent Tabuteau, directeur d’Asia Marine, ajoute que "seule l’actualité pourrait nuire au tourisme à Phuket", faisant référence à d’éventuels nouveaux attentats et une persistance de l’instabilité politique. Reconstruction éclair La beauté retrouvée de l’île attire de nouveaux clients. Les infrastructures touchées par la catastrophe naturelle ont été reconstruites à vitesse éclair, comme l’explique Gery, manager du Swiss Palm Beach hotel : "comme notre hôtel, dit-il, environ 80% des hôtels de Phuket dévastés par le tsunami ont été reconstruits dans les 6 mois qui ont suivi la catastrophe". Kay, employée au Club Med de Kata, précise que "ces bâtiments, reconstruits en quelques semaines à peine, sont désormais plus grands, plus beaux et plus luxueux". Toutefois, si l’on considère le développement global de l’île, le bilan de cette reconstruction pourrait paraître plus nuancé. Julien Mayard, qui dirige également une agence immobilière, regrette par exemple le développement de constructions massives aux dépends des paysages idylliques de l’île : "Les plantations d’hévéas ont été coupées pour construire n’importe quoi n’importe où et sans plan d’urbanisme, s’indigne-t-il, et cela s’est accéléré après le tsunami." Selon Vincent Tabuteau, les populations locales auraient en effet rejeté l’idée d’un plan d'urbanisme et les autorités n'auraient pas insisté en raison notamment des problèmes dans le sud. Mais il reste néanmoins convaincu comme beaucoup que, même si la mise en place de plans urbains devient de plus en plus nécessaire, le tourisme de l’île continuera à se développer avec succès. Alicia Desprets (www.lepetitjournal.com Bangkok) vendredi 2 février 2007 |