| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 30-01-2007 23:00
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Lors de sa conférence de presse mensuelle, à Rambouillet, le Premier ministre a indiqué s'attendre à une nouvelle baisse du taux de chômage début 2007
A moins de cent jours du deuxième tour des élections présidentielles, Dominique de Villepin entend montrer qu'il reste à pied d'oeuvre (En savoir plus). Lors de sa conférence de presse mensuelle, à Rambouillet, le Premier ministre a défendu son bilan. Notamment en matière d'emploi. Voici ses principales annonces : Emploi "Dans les mois à venir (...) nous aurons un taux de chômage autour de 8% : cela veut dire que pour la première fois depuis un quart de siècle, nous aurons comblé une partie de notre retard par rapport à nos voisins les plus performants", a déclaré Dominique de Villepin. "Pour le début 2007, le chômage devrait continuer à baisser. Ces chiffres, je veux le réaffirmer aujourd'hui, ne sont pas contestables. Ce gouvernement s'en tient strictement aux instruments de mesure existants, les mêmes qu'il y a 5 ou 10 ans, les mêmes qui s'appliquent dans les autres pays européens", a-t-il ajouté. "Prenons donc garde à ces polémiques stériles et systématiques : elles nous détournent des vrais débats, elles font le jeu des extrêmes, elles entretiennent un climat de doute et de méfiance qui nous affaiblit", a-t-il poursuivi, alors les chiffres du chômage font l'objet d'une polémique. (En savoir plus) Le taux de chômage atteignait 8,7% à la fin du mois de novembre. Les chiffres pour 2006 doivent être publiés ce soir. CNE Le contrat nouvelle embauche (CNE), objet de controverses dans la campagne présidentielle (lire notre dossier), va être "amélioré" dans les prochaines semaines avec l'ouverture du "droit à un reclassement personnalisé en cas de rupture du contrat", a annoncé Dominique de Villepin. "Les instruments que nous avons mis en place donnent leur pleine mesure: près de 800 000 CNE notamment ont été signés. Nous pouvons bien sûr améliorer ce contrat: c'est d'ailleurs ce que va faire Gérard Larcher dans les semaines à venir, en ouvrant le droit pour les titulaires d'un CNE à un reclassement personnalisé en cas de rupture du contrat", a dit le Premier ministre. Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher avait déjà évoqué en mai l'amélioration du "volet sécurisation" du CNE. Dominique de Villepin a parallèlement défendu le CNE, jugeant que "le supprimer, comme le propose le Parti socialiste, c'est faire une nouvelle fois le choix du chômage de masse et de la précarité". Le contrat de travail, notamment le CNE, a provoqué un affrontement gauche-droite après les déclarations du candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy qui a indiqué mercredi vouloir "s'inspirer" du CNE pour son idée de "contrat unique" de travail. Il a ensuite corrigé le tir par la voix de son porte-parole Xavier Bertrand en précisant qu'il n'avait pas l'intention de le généraliser. Le CNE est réservé aux entreprises de moins de 20 salariés. Pendant les deux premières années, l'employeur peut se séparer d'un salarié en CNE sans avoir à justifier le motif. Tabac Dominique de Villepin a indiqué qu'il allait rencontrer demain les professionnels de santé pour "évaluer" l'impact de l'interdiction de fumer dans les lieux publics et "les éventuelles dispositions complémentaires à prendre" à la veille de l'entrée en application de cette mesure. Le Premier ministre a dit "bien mesurer" les "difficultés personnelles et professionnelles que cette décision peut entraîner". Il a souhaité que les pouvoirs publics "accompagnent le mieux possible les entreprises et soient exemplaires dans l'application des nouvelles règles". Le Premier ministre "a également souhaité que les fumeurs qui voudraient profiter de cette décision pour arrêter de fumer soient aidés: une aide significative du coût des substituts au tabac sera donc prise en charge". Déficit excessif Dominique de Villepin s'est félicité de la levée par l'Union européenne de la procédure pour déficit excessif qui visait la France depuis 2003. "Après trois années de dépassement de la norme européenne des 3%, notre déficit public est revenu sous les 3% en 2005 et devrait être inférieur à 2,7% (du PIB) en 2006", a-t-il précisé. L'endettement public "pour sa part aura baissé de plus de deux points" de PIB, a-t-il dit. Le Premier ministre a attribué ce résultat à la "politique résolue" conduite par le gouvernement pour rétablir les comptes publics. Ces résultats "montrent qu'avec de la volonté et de la constance, nous pouvons rétablir l'équilibre des comptes publics rapidement". "Le redressement de la France n'est pas hors de portée, il ne prendra pas nécessairement des années", a-t-il dit. Les ministres des Finances de l'Union européenne doivent clore aujourd'hui la procédure de déficit excessif contre la France (En savoir plus).
www.lesechos.fr 31 janvier 2007
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