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MODE - Des ballerines sur le bitume |
| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 22-05-2005 22:00
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Chaussons fétiches des danseuses classiques, les Repetto viennent de s’offrir une seconde jeunesse. Relookées et déclinées en de multiples coloris, elles sont le nouvel objet à la pointe...
Toujours la même technique de fabrication pour une gamme relookée. (Photo : Rushcollection.com)
Synonymes de chignons bien serrés et de justaucorps rose pâle, les Repetto étaient passées de mode depuis quelques années. La marque de ballerines créée par Rose Repetto pour son fils, le danseur Roland Petit, avait fini par se ringardiser en jouant sur le créneau des chaussons pour petits rats et pour grand-mères. Une situation aujourd’hui lointaine quand on sait que ces ballerines sont le nec plus ultra de toutes les fashion victims qui se respectent.
Adoptées par des créateurs comme Kenzo, Issey Miyaké, Yamamoto ou des marques de prestige (Chanel, Lanvin, Balenciaga…), les Repetto sont désormais des objets tendance, grâce au repositionnement imposé par Jean-Marie Gaucher, le PDG de la marque. Ancien de Reebok France, l’homme est arrivé, en 1999, à la tête d’une entreprise criblée de dettes (15 millions d’euros). Pour la sauver, il a décidé de faire entrer Repetto dans l’univers du luxe.
Du cousu retourné
Quelques plans sociaux plus tard, il a embauché des stylistes basés à New York et à Paris pour dessiner les 120 modèles de la marque et innover, comme avec les Sophia, ces ballerines sans pied droit, ni pied gauche, ni talon, ou avec des bottes ultra-souples.
Chaussons à lacer sur la jambe, à petits nœuds, plats ou à talons, aux couleurs flashy ou classiques, la gamme s’est certes développée, mais la technique de fabrication reste la même, celle du cousu retourné (la semelle est cousue à l’envers avant d’être retournée) qui apporte confort et souplesse. Le succès ne s’est pas fait attendre et en 2004, la marque a réalisé quelque 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 25% au Japon où 800 points de vente sont implantés. L’entreprise envisage d’agrandir ses équipes dans les années à venir.
Pendant ce temps, les ballerines Repetto continuent de faire rêver les foules, comme en 1956 quand Brigitte Bardot portait une paire rouge carmin dans Et Dieu créa la femme…
Aurélie MAYEMBO. (LPJ) 23 mai 2005
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Repetto en vente sur le site de Rushcollection
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