| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 19-05-2005 22:01
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Les deux Stades, parisien et toulousain, dominaient déjà l’Hexagone. Ils règnent désormais sur l’Europe de l’Ovalie. Belle finale en perspective, dimanche à Edimbourg
Le 30 avril dernier, Arias et les Parisiens se sont joués de Heymans et des Toulousains. Dimanche, le contexte sera différent (photo AFP)
Toulouse champion d’Europe face à une équipe française ? C’est déjà arrivé, en 2003 à Dublin quand le Stade Toulousain avait battu Perpignan dans un match à sens unique. En sera-t-il de même dimanche en Ecosse ? "S’il est une seule équipe qui ne fait aucun complexe devant Toulouse, c’est bien Paris", confesse Olivier Saisset, justement entraîneur de l’USAP en 2003 et aujourd’hui à Clermont. Mais le Tigre donne quand même un "très léger avantage à Toulouse".
Pourtant, tout le monde n’est pas de cet avis. Comme le souligne Yannick Jauzion, l’indispensable centre des Rouges et noir, "Paris est même légèrement favori car ils sont champions de France en titre et restent sur un énorme match face à nous il y a trois semaines". Ce jour-là, le Stade Français avait même atomisé son adversaire dans un Parc des Princes tout acquis à sa cause (40-19).
Intox et incertitudes
Depuis, la guerre des nerfs et l’intox ont prévalu entre deux équipes qui se craignent. La personnalité complexe des deux entraîneurs, Novès pour Toulouse et Galthié pour Paris, n’est pas étrangère à ce climat de guerre psychologique…
Toulouse, il est vrai, est perplexe face aux cascades de blessures qui l’assaillent. Michalak, touché à une cheville, est très incertain. Plus grave encore, le pilier droit argentin Hasan est incertain. S’il devait renoncer, l’édifice haut-garonnais pourrait bien tanguer… Enfin, alors que Pelous (qui pourrait être titularisé en huit) et Bouilhou reviennent tout juste de blessure. Pour corser le tout, Fritz, au centre, s’est lui aussi blessé à l’entraînement, désormais fixé à huit clos.
Question parano, Galthié, pourtant jeune dans le métier, est également un maître. Huis clos de rigueur là aussi… Mais avec un effectif quasiment au complet, Paris peut sans doute voir venir. "Notre histoire est pas mal. Maintenant, il faut la terminer", avance l’ancien demi de mêlée du XV de France. Réponse dimanche.
Valéry LEFORT. (LPJ) 20 mai 2005
L'équipe probable de Paris: Hernandez – Dominici, Glas, Liebenberg, Arias – (o) Skrela, (m) Pichot - Martin, Sowerby ou Rabadan, Mau. Bergamasco – James, Auradou – Marconnet ou De Villiers, Blin, Roncero ou Marconnet.
L'équipe probable de Toulouse : Poitrenaud – Clerc, Jauzion, Fritz ou Thomas, Heymans – (o) Michalak ou Dubois, (m) Elissalde – F. Maka, Labit ou I. Maka, Bouilhou – Pelous, Millo-Chlusky – Hasan ou Poux, Servat, Poux ou Human
Une armada de supporters !
A Edimbourg, dans les tribunes, le match pourrait bien une fois de plus tourné à l’avantage du club de la capitale. L’inimitable président parisien, Max Guazzini, toujours le plus fort quand il s’agit de communication, s’est en effet débrouillé pour mobiliser une armada de bus pour traverser le Channel. Charge aux partenaires du club de payer 120 des 160 euros de chaque supporter. Evidemment, à ce prix, les milliers de places disponibles se sont arrachés !
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