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SANTE - Réformes sur fond de tension politique |
| Ecrit par BUDAPEST,
le 28-01-2007 23:00
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Parmi les nombreuses réformes que le gouvernement socialiste libéral doit mettre en place pour résorber le déficit budgétaire, celle de la santé est actuellement au coeur des débats et met en évidence les désaccords sur la question A la vue de tous, le matériel obsolète des hôpitaux (Photo LPJ)
Tous les jours, les journaux publient leurs lots d’articles inquiétants. La santé est en effet le domaine le plus fortement touché par l’ensemble des réformes gouvernementales. Ces derniers temps, la situation paraît assez chaotique. Il y a beaucoup d’incertitudes, ce qui peut en partie expliquer l’inquiétude de la population. L'une des mesures les plus controversées aux yeux de tous, professionnels et assurés sociaux, reste la suppression de la gratuité des médicaments qui jusqu’ici, étaient entièrement financés par la sécurité sociale. En fait, les malades devront payer en moyenne 50% de plus qu’avant, d’après les calculs du FIDESZ, le parti de l’opposition de droite. Mais il s’agit avant tout d’une décision politique qui pourrait même devenir une épreuve de force au sein du gouvernement car les deux partis de la coalition - les socialistes et les libéraux - ne sont pas d’accord. En fait, les autorités attendent moins une rentrée d’argent qu’un effet psychologique, car certaines études témoignent que bon nombre de patients achètent des médicaments sans en avoir réellement besoin. C’est du moins ce qu’a déclaré le ministre de la santé Lajos Molnár. Les socialistes prôneraient plutôt un ralentissement des réformes ou du moins la mise en place rationnelle d’un calendrier. Lajos Molnár, membre du SZDSZ, est accusé de mal communiquer et sa démarche a été critiquée par le Premier ministre lorsqu’il a déclaré que la réforme ne signifiait pas l’application d’une multitude de lois mais un changement de comportement pour les médecins, les malades, les pharmaciens et les hôpitaux. Des difficultés à gauche mais aussi à droite Ce désaccord n’est pas le seul obstacle à la mise en place de ces réformes. Le FIDESZ - le plus grand parti de l’opposition, maître de pratiquement toute la province - se pose en défenseur des faibles et des opprimés. Il a déjà prévenu que cinq conseils régionaux ont refusé les mesures adoptées récemment par les socialistes. István Mikola, député de ce parti estime que la transformation et la restructuration du secteur de la santé devraient être repensées pour laisser le temps nécessaire à sa mise en place. Une telle réforme pourrait par la suite s’étaler sur 6 à 8 ans. Des manifestations sont désormais régulièrement organisées, ainsi que des grèves - voire même des grèves de la faim ! C’est une première en Hongrie. C.V. (www.lepetitjournal.com) Budapest - lundi 29 janvier 2007
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