|
L'Argentine
s'est mise à un système qui a déjà fait de nombreux adeptes à travers
le monde: l’échange de maison. Peut-être une idée pour les vacances Votre propriété contre une maison à Mar del Plata? (photo DR)
Le
système n’est pas nouveau. Voilà déjà cinquante ans que des Européens
et des Nord-Américains curieux et malins ont inventé le principe de
l’échange de maison pour les vacances. En revanche, ce qui est
maintenant nouveau, c’est que le reste du monde s’y met aussi. L'Argentine
a été le premier pays latino-américain, en 2004, à faire son entrée sur
le site d’Intervac, organisation franco-hollandaise qui est l’une des
pionnières en la matière. Une demi-douzaine de maisons et
d’appartements sont actuellement proposés à Buenos Aires, Mar del
Plata, Mendoza ou Salta. Depuis deux ans, des Etats-Uniens, des
Canadiens, des Français, des Espagnols, des Australiens ont échangé
leur maison ou appartement avec des Argentins. C’est que ça se passe
comme ça les échanges : moyennant une adhésion annuelle, on s’inscrit
sur le site avec force détails sur son offre (nombre de couchages,
confort, disponibilité…) et ses préférences (comme une maison au Brésil
en décembre, par exemple). Reste ensuite, toujours par Internet, à
faire coïncider les désirs des uns et des autres. Miracle de
l'informatique, c'est facile. Puis à fignoler les détails par téléphone
avec "l'échangeur" (les échanges sont toujours réciproques). Avec en
permanence 8.000 offres, rien que sur le site d’Intervac, il n’est pas
très difficile de trouver son bonheur. Et comme le relève Claudio
Polito, responsable d'Intervac pour l'Argentine et habitué des
échanges, ça permet aussi de rencontrer des gens et de nouer des
amitiés. Comme avec cette famille de Denver qui est tombée amoureuse de
Buenos Aires lors du premier échange et qui, depuis, s'est achetée une
maison et revient régulièrement y passer des vacances.
Des avantages plus que financiers Inutile
de préciser que la formule présente de nombreux avantages : pas de coût
de location, une immersion plus facile dans la vie locale… Mais de
nombreuses questions titillent tout de même les néophytes, notamment
"Et la sécurité dans tout ça ?" En Argentine, le développement des
échanges est lent, justement parce que les Argentins sont réticents à
prêter leur maison, de peur qu'on leur abîme ou qu'on les vole,
remarque Claudio Polito. A cela, Lucien Mazik, responsable d’Intervac,
répond que chacun a à cœur de laisser la maison prêtée dans l’état où
il veut retrouver la sienne, puisque les échanges sont simultanés. Sans
compter que c’est un moyen d’avoir sa maison occupée, voire les animaux
gardés, pendant son absence. Les locataires ne sont pas exclus du
système car, a priori, rien n’interdit dans un contrat de bail de
prêter sa maison à des "amis". Côté assurance, il suffit le plus
souvent de passer un coup de fil à sa compagnie pour s’assurer que les
visiteurs sont couverts. Sophie ROUCHON et Laurence RIZET. (www.lepetitjournal.com) Buenos Aires - mercredi 24 janvier 2007 Information multilingue et adhésion en ligne sur le site d'Intervac
|