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PORTRAIT - Xavier Altamirano, formé à la communication politique à Paris. |
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lundi 22 janvier 2007 |
Directeur, depuis juin 2006, des relations internationales de la Conicyt (Comisión nacional de investigación científica y tecnológica), Xavier Altmirano, 29 ans a effectué, de septembre 2003 à novembre 2004, un DESS Communication politique et sociale à Paris 1
Son français, impeccable, est légèrement teinté d'un accent québécois. Les années à Montréal sont pourtant loin. Xavier Altamirano y a passé les dix premières années de sa vie. Ensuite, toute sa scolarité, plutôt alerte, effectuée au lycée français de Santiago (promotion '94) n'a pas eu raison du bel accent chantant. Xavier est parmi les rares élèves chiliens à avoir passé à la fois la PAA et le BAC : "J'aurais trouvé ça dommage de ne pas le faire", précise le jeune homme, que l'on devine sérieux et bosseur derrière son grand bureau. Et d'ajouter en souriant: "Je ne l'ai pas regretté quand ensuite je me suis trouvé à devoir plancher cinq heures sur une seule question. Dans le système scolaire français, j'avais appris à faire un plan, à raisonner et à rédiger". Il poursuit: "Dans mon domaine, les sciences politiques, il a toujours été évident pour moi que c'est en France que je devais poursuivre mes études. L'approche y est plus sociologique qu'aux Etats-Unis par exemple, où elle est plus empirique. Les débats de société y sont passionnant. J'étais à Paris pendant l'affaire du port du foulard islamique à l'école et les débats sur l'adhésion de la Turquie à L'UE. Et aussi, le traumatisme "Le Pen" (présidentielle 2002), planait encore", se souvient-il. Bras ouverts au Chili Il a eu la chance d'être hébergé à la fameuse Cité universitaire internationale: "Impossible de ne pas connaître tout de suite du monde, il y a des activités culturelles et un mélange de culture fantastique… et surtout ça résout le problème du logement", reconnaît-il. Entre les cours, les recherches personnelles à la bibliothèque nationale de France (François Mitterrand), dont il loue la richesse documentaire, et le confort exceptionnel de travail, il a pu profiter de Paris et parcourir l'Europe. Son séjour parisien s'est terminé par un stage à l'Unesco, "un peu ennuyeux mais doté d'une grande richesse d'informations en ce qui concernait ma recherche sur médias et politique", positive t-il. Rentré au Chili l'Agence de coopération internationale lui a offert un poste avant que la Conicyt ne lui propose encore mieux. Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com/santiago) mardi 23 janvier 2007
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