| Ecrit par BUDAPEST,
le 21-01-2007 23:00
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Gábor Fodor, chargé d’affaires des Libéraux, a annoncé officiellement qu’il se présenterait pour le poste de président du parti. L’élection aura lieu en mars, à l’occasion du prochain congrès du parti
Gábor Fodor L’ère Kuncze se termine. Gábor Kuncze, président actuel a annoncé en octobre qu’il se retirait. La lutte pour le poste de président se déroulera, fort probablement, entre deux jeunes prétendants et entre deux conceptions tout à fait différentes. L’autre candidat potentiel est l’actuel ministre de l’Economie et des Transports, János Kóka qui n’a pas encore annoncé qu’il se présentait même si ses ambitions sont connues. János Kóka ferait du SZDSZ un véritable parti libéral de type occidental. Mais l’introduction de ce type de libéralisme reste très risquée : relance de la compétitivité, relance des investissements privés, réduction de l’ensemble des rôles de l’Etat dans la région centre-européenne ne sont pas vraiment à la mode. Le SZDSZ doit impérativement changer, soit de direction, soit de stratégie de communication. Les deux candidats, Gábor Fodor et János Kóka diffèrent aussi sur d'autres facettes. J. Kóka est l’homme nouveau dans le parti. Il a commencé sa carrière au sein des Libéraux en tant que ministre de l’Economie, il n’a donc pas grimpé tous les échelons du parti comme les autres et n’a pas de réel groupe de soutien au sein du parti. Le soutien qu’il pourrait obtenir viendrait sans doute des gens de sa génération, et plus précisément encore de ceux qui ont réussi professionnellement parlant. De ce point de vue, la candidature de János Kóka est par excellence celle du milieu yuppi hongrois. L'ancien et le nouveau De l’autre côté, le candidat Gábor Fodor est un homme totalement différent. Il appartient aux anciens du parti, bien qu’il ait commencé sa carrière politique au Fidesz dirigé par Viktor Orbán. Après avoir rompu avec la formation des jeunes démocrates Fidesz en 1993, Gábor Fodor a rejoint le parti libéral. Il reste un survivant du milieu des années 80 ; il faisait partie de cette génération du changement et était proche des cercles de l’ancienne et fameuse opposition démocratique. D’oú le fait qu’il avait rejoint le SZDSZ sans hésitation à l’époque. Son plan est d'abord de reconduire le parti libéral au respect des droits de l’homme. Fodor ne sera pas le représentant des néolibéraux, de plus en plus puissants au sein du parti, mais plutôt des anciens du SZDSZ. S’il a de la chance, il pourra regagner la confiance de ceux, nombreux, qui au cours des années précédentes ont fini par quitter le parti estimant ne plus se reconnaître dans cette sphère. C.V. (www.lepetitjournal.com) Radio Budapest – lundi 22 janvier 2007
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