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EXPO - Man Ray sous les projecteurs |
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mardi 23 janvier 2007 |
La fondation Carlos Amberes expose, du 11 au 25 février, des tirages inédits, photos vintage et films expérimentaux du célèbre artiste américain Man Ray. 85 pièces, fraîchement débarquées de la collection Goldberg / D’Afflitto de New York nous plongent au cœur de l’entre-deux-guerres, à l’heure où l’art a entamé une rupture décisive avec ses contemporains. Comment Man Ray, génie prolifique et protéiforme du surréalisme sublime les basiques de la photographie…
Man Ray, autoportrait non daté, Vintage
Avec Marcel Duchamp, Erik Satie, Paul Eluard ou encore Tristan Tzara, le premier espace de l’exposition dévoile les secrets de famille. Indissociable de ses compères dadaïstes parisiens, Man Ray, dès les années 20, en profite pour leur tirer le portrait. Peu apprécié de la critique, le portrait devient pour le photographe un des premiers espaces d’expérimentation artistique et technique. Sur les traces de Picasso, dans le sud de la France, Man Ray réalise la Venus naturalis, instantané en chair et en os d’Ady Fidelin, danseuse métisse et muse au naturel de l’artiste. Partageant la même passion pour le jeu d’échec, le cinéma et l’optique, Man Ray et Marcel Duchamp convergent vers la rupture avec le mouvement impressionniste. A l’image d’un jeu d’échec, espace surréaliste de représentation de la vie et de la mort, Man Ray se sert de l’objet pour valoriser l’art de la métaphore du quotidien.
Rien ne lui échappe Pilar Parcerisas, commissaire de l’exposition, rappelle que Man Ray a consacré la majorité de son œuvre au dépassement de la vision traditionnelle de la photographie. Inventeur du radiogramme, procédé par lequel l’image est obtenue à partir de l’exposition à la lumière d’un objet directement déposé sur le papier photo, Man ray a souvent eu recours à la double exposition et à la création d’un jeu de lumière pour sublimer le corps des femmes. Pourtant, "l’exhibitionnisme de Man Ray n’est jamais devenu pornographique" rappelle Pilar Parcerisas. Photographe de mode, dans les années trente, ses œuvres furent parmi les premières à illustrer des textes surréalistes. Son attrait pour les arts primitifs est moins connu. L’une des originalités de l’exposition est de l’évoquer, avec en clôture, des travaux rappelant l’imaginaire inexploré des objets rituels. Elsa HELIAU (www.lepetitjournal.com) Madrid - mercredi 24 janvier 2007
Man Ray – Luces y Sueños Du 11 au 25 février – Fundación Carlos Amberes – www.fcamberes.org/ - C/ Claudio Coello, 99 Visites : du mardi au vendredi de 10h à 20h30 / samedi de 11h à 14h et de 17h30 à 20h30 / dimanche et fêtes de 11h à 14h30 Visites guidées : mardi de 11h à 13h / jeudi de 17h30 à 19h Prix : 3 € (plein tarif), 2 € (amis de la Fondation, étudiants et plus de 65 ans), 6€ (visite guidée) Entrée libre les mardis non fériés |