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DIPLOMATIE - Renforcement des liens roumano-ukrainiens |
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mardi 16 janvier 2007 |
L’inauguration lundi du poste frontière roumano-ukrainien de Sighetu-Marmatiei, qui a réuni le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et le président roumain Traian Basescu, témoigne d’un réchauffement des relations entre les deux pays. Même si plusieurs sujets sensibles restent en suspens
Viktor Iouchtchenko (gauche) et Traian Basescu (droite) ont trouvé un accord au sujet du contrôle des frontières entre les deux pays (Photo : antena3.ro)
“La Roumanie respectera la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye” assure le président Traian Basescu, faisant référence au partage du plateau continental de la mer Noire que se disputent les deux pays. Viktor Iouchtchenko, le président ukrainien, est d'accord. Depuis septembre 2004, et après une série de vingt réunions infructueuses, Kiev et Bucarest attendent la décision de la CIJ – prévue fin 2008 – qui devrait mettre fin à plusieurs années de tension. En jeu, le contrôle d’une partie de la mer Noire, réputée riche en hydrocarbures. Les autorités roumaines s’opposent notamment au désir de Kiev de créer une zone économique exclusive autour de l’île aux Serpents, un petit îlot inhabité de 17 hectares situé au large des côtes ukrainiennes qui a appartenu à la Roumanie jusqu’en 1948, avant de revenir à l’ex-Union soviétique.
Entre discorde et perspective La construction d’un canal par les Ukrainiens dans le delta du Danube, réserve naturelle pourtant protégée par l’Unesco est un autre sujet de dispute. Depuis mai 2004, Bucarest tente de mettre un terme de façon définitive à sa construction. Kiev, de son côté, y tient, car cela permettrait à l’Ukraine d’accueillir plus de 1.000 bateaux chaque année qui pourraient remonter le delta depuis la mer Noire jusqu’au bras de Bastroe. Grâce à l’élection de Viktor Iouchtchenko, plus modéré sur le sujet que son prédécesseur, Léonid Koutchma, le conflit sur la construction de ce canal reste gelé mais n’a pas été réglé. Et selon plusieurs analystes, des proches de l’ex-Premier ministre Youlia Timochenko sont décidés à ne pas lâcher le morceau. Ceci dit, avec l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, “l’agenda des relations bilatérales entre Kiev et Bucarest s’élargit, estime Cornel Codita, expert en relations internationales. L’UE crée pour les deux pays des opportunités de coopération de grande envergure avec un impact significatif pour leurs économies respectives.” Traian Basescu a d’ailleurs assuré à son homologue que la Roumanie ferait “le lien” entre l’Ukraine et l’UE. L.C. (www.lepetitjournal.com) Bucarest - mercredi 17 janvier 2007 |