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RECHERCHE - La France peine toujours à valoriser ses travaux |
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| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 15-01-2007 23:00
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Cette rubrique est présentée avec notre partenaire  La recherche publique française peine toujours autant à valoriser ses travaux et fait moins bien en la matière que ses homologues européennes, dénonce un rapport confidentiel de l'inspection générale des Finances et de l'inspection de l'Education nationale. "La valorisation de la recherche ne progresse pas en France depuis quinze ans", souligne le rapport, repris lundi par le quotidien Le Monde. Les réformes menées ces dernières années n'ont fait qu'augmenter la dépense publique de recherche, déjà très élevée en France. Elles ont multiplié les intermédiaires, rendant un certain nombre de mesures contre-productives. Aucun des quatre modes de valorisation de la recherche publique - les partenariats, les brevets, la création d'entreprise et le taux d'emploi de chercheur par les entreprises privées - ne montre d'amélioration. Seul le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) voit ses performances en la matière saluées tout au long du rapport, relève le quotidien. Les partenariats avec le secteur privé stagnent et diminuent même en valeur réelle. 10% des laboratoires réalisent 90% des contrats. Le CEA et les écoles d'ingénieurs concentrent 69% des contrats pour 40% de la dépense de recherche. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et les universités n'engendrent à l'inverse que 24% des contrats pour 45% de la dépense. Ce décalage n'est pas dû à une plus grande focalisation sur la recherche fondamentale. "Les laboratoires engagés dans la valorisation sont à l'origine de plus de publications dans les revues de recherche spécialisées", affirment les auteurs, Henri Guillaume et Jean-Richard Cytermann. Si les laboratoires publics déposent de plus en plus de brevets, les redevances ainsi obtenues ne cessent de baisser depuis 2001. Elle atteignent 1% des dépenses de recherche, contre 3% aux Etats-Unis et 5% ailleurs en Europe. La création d'entreprises issues de la recherche a également fortement augmenté. Mais seules 8,5% des entreprises encore en vie au bout de quatre ans ont un chiffre d'affaires de plus de 1 million d'euros ou emploient plus de 20 salariés. Enfin, les entreprises recrutent toujours aussi peu de chercheurs issus du secteur public, leurs préférant des ingénieurs. Le rapport préconise une série de mesures pour remédier à cet état de fait, dont certaines ont été, au moins pour partie, reprises dans la dernière loi sur la recherche. www.LesEchos.fr pour lepetitjournal.com - 16 janvier 2007
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